Point au 27 décembre 2012.

Publié le 28 December 2012
Mis à jour le 3 juillet 2019

A la une - La surveillance des cas graves de grippe

Quand on cherche à décrire une maladie on s'intéresse, outre au nombre de cas, à sa gravité et à son évitabilité. Cela est le cas pour la grippe où, parmi les millions de cas annuels en France, une partie est constituée de cas graves qu'on cherche à éviter par la vaccination des personnes pouvant être victimes de ces formes graves. L'InVS a mis en oeuvre en 2009 lors de la pandémie grippale une surveillance spécifique des cas graves définis comme tout cas admis en service de réanimation avec une grippe probable ou confirmée biologiquement. La Cire a consacré un bulletin de veille sanitaire à cette surveillance en Bourgogne et Franche-Comté. Il confirme les variations entre les différents hivers dans le profil des personnes victimes de formes graves de grippe, variations liées au virus dominant.La comparaison avec le PMSI montre une bonne exhaustivité de cette surveillance spécifique. Elle confirme aussi que l'admission en réanimation ne concerne qu'une partie des patients (de 1,1 à 9,5% suivant les années et les régions) parmi les centaines de patients hospitalisés pour grippe (de 113 à 860 par région et par an). L'admission en réanimation pour grippe conduit à quelques décès directs chaque année dans chaque région (de 2 à 7). Enfin, seuls un dixième des patients hospitalisés pour grippe sont passés par les urgences.