Automated detection of case clusters of waterborne acute gastroenteritis from health insurance data - pilot study in three French districts

Publié le 1 Avril 2016
Mis à jour le 10 septembre 2019

This pilot study was conducted to assess the utility of using a health insurance database for the automated detection of waterborne outbreaks of acute gastroenteritis (AGE). The weekly number of AGE cases for which the patient consulted a doctor (cAGE) was derived from this database for 1,543 towns in three French districts during the 2009-2012 period. The method we used is based on a spatial comparison of incidence rates and of their time trends between the target town and the district. Each municipality was tested, week by week, for the entire study period. Overall, 193 clusters were identified, 10% of the municipalities were involved in at least one cluster and less than 2% in several. We can infer that nationwide more than 1,000 clusters involving 30,000 cases of cAGE each year may be linked to tap water. The clusters discovered with this automated detection system will be reported to local operators for investigation of the situations at highest risk. This method will be compared with others before automated detection is implemented on a national level. Traduction du résumé : Cette étude pilote a été réalisée dans le but d'évaluer l'efficacité du recours à une base de données de l'Assurance maladie pour détecter de manière automatisée les épidémies de gastro-entérite aiguë (GEA) d'origine hydrique. Le nombre hebdomadaire de cas de GEA pour lesquels le patient avait consulté un médecin (GEAm) provient de cette base de données pour 1543 communes dans trois départements français au cours de la période 2009-2012. La méthode utilisée est basée sur une comparaison spatiale des taux d'incidence et de leurs tendances temporelles entre la commune cible et son département d'appartenance. Chaque commune est ainsi testée, semaine après semaine sur toute la période d'étude. Au total, 193 agrégats de cas ont été identifiés, 10% des municipalités étaient concernées par au moins un agrégat, et moins de 2% d'entre elles dans plusieurs. Nous pouvons en déduire qu'au niveau national, plus de 1000 agrégats impliquant 30 000 cas de GEAm sont susceptibles d'être liés à l'eau du robinet chaque année. Les agrégats identifiés par ce système de détection automatisé seront signalés aux opérateurs locaux pour investiguer les situations les plus à risque. Cette méthode sera comparée avec d'autres méthodes préalablement au déploiement de la détection automatique à l'échelle nationale. (Traduction effectuée par l'Unité de valorisation scientifique de la Direction de la communication et du dialogue avec la société de Santé publique France)

Auteur : Rambaud L, Galey C, Beaudeau P
Journal of water and health, 2016, vol. 14, n°. 2, p. 306-16