Acceptabilité et faisabilité du dépistage systématique du VIH dans 27 services d'urgences d'Île-de-France (ANRS 95008 et Sidaction), mai 2009-août 2010. Numéro thématique. L'infection à VIH-sida en France en 2009 : dépistage, nouveaux diagnostics et incidence

Publié le 30 Novembre 2010
Mis à jour le 5 juillet 2019

Introduction - L'acceptabilité et la faisabilité du dépistage du VIH ont été analysées dans 27 services d'urgences d'ÎledeFrance, au cours d'une étude visant à évaluer l'impact en termes de santé publique d'un dépistage systématique du VIH en population générale. Méthodes - Pendant six semaines consécutives, le personnel des urgences, secondé si nécessaire par le personnel de l'étude, a proposé systématiquement aux consultants adultes un dépistage du VIH par test de dépistage rapide (TDR). Résultats - Parmi les 120 155 patients, 67 229 étaient éligibles et 11 636 ont été testés (taux de faisabilité : 17,3%). La faisabilité était plus élevée dans les services où le flux était inférieur à 75 patients/jour, lorsque la proposition était faite par l'équipe des urgences et dans les services situés à Paris intra muros. Environ deux tiers des personnes à qui le dépistage était proposé l'ont accepté. Conclusion - Le dépistage en routine du VIH est bien accepté aux urgences et sa faisabilité est variable d'un centre à l'autre. L'intégration du dépistage à l'activité courante, quand elle est possible, apparaît plus efficace que l'affectation de personnel dédié, et les obstacles à la réalisation d'un tel dépistage semblent tenir davantage au flux des consultants et aux possibilités d'organisation des services d'urgences qu'aux attitudes de la population. (R.A.)

Auteur : Cremieux AC, d'Almeida Wilson K, Kierzek G, de Truchis P, Le Vu S, Pateron D, Renaud B, Semaille C, Simon F, Guillemot D, Lert F
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2010, n°. 45-46, p. 460-3