Infections du site opératoire : limites de la surveillance pour des comparaisons entre services et établissements de santé. Numéro thématique. Surveillance et perception des infections nosocomiales en France

Publié le 3 Avril 2007
Mis à jour le 5 juillet 2019

Les taux d'ISO pourraient être considérés comme un indicateur de la qualité des établissements de santé permettant aux usagers de s'informer de leurs performances lorsqu'ils seraient amenés à les fréquenter. Il convient donc de s'interroger sur la validité des taux d'ISO issus des programmes actuels de surveillance. Cet article résume les principales conclusions d'un rapport publié en juin 2003 par l'Agence nationale d'évaluation et d'accréditation en santé (ANAES) sur les limites de l'interprétation des taux d'ISO issus de la surveillance. La surveillance des ISO lorsqu'elle s'inscrit dans une démarche globale de prévention est utile pour l'amélioration de la qualité des soins car elle a pour objectif la réduction du nombre des ISO. En revanche, l'hétérogénéité et la subjectivité des critères diagnostiques des ISO, la sensibilité du recueil très dépendante des possibilités de suivi des patients après leur sortie de l'hôpital ainsi que le nombre de facteurs de risque (liés aux patients et aux procédures chirurgicales notamment) à prendre en compte pour autoriser des comparaisons, limitent l'utilisation de ces données à des fins de comparaisons entre services ou établissements de soins. (R.A.)

Auteur : Danet S, Regnier B
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2007, n°. 12-13, p. 95-7