Estimation de la séroprévalence du VIH et de l'hépatite C chez les usagers de drogues en France . Premiers résultats de l'enquête ANRS-Coquelicot 2011. Numéro thématique. Comportements à risque et prévention dans des populations particulièrement exposées au VIH, aux IST et aux hépatites

Publié le 26 Novembre 2013
Mis à jour le 5 juillet 2019

La deuxième édition de l'enquête Coquelicot avait pour objectifs de décrire les profils et les pratiques des usagers de drogues (UD), d'estimer la séroprévalence du VIH et du VHC, et d'évaluer la politique de réduction des risques. L'enquête s'est déroulée en 2011 à partir d'un échantillon aléatoire d'UD recrutés dans des structures spécialisées de cinq agglomérations et de deux départements français. Les conditions pour pouvoir participer à l'enquête étaient : avoir injecté ou sniffé au moins une fois dans la vie, être majeur et francophone. Un prélèvement biologique a été réalisé auprès des UD ayant répondu au questionnaire. Les premiers résultats montrent un taux de participation de 75%. Avec au final 1 568 personnes enquêtées, l'échantillon se compose en majorité d'hommes. Une grande partie d'entre eux est dans une situation sociale précaire. La moyenne d'âge est de 39 ans. Les séroprévalences du VIH et du VHC sont de 10 et 44 % et varient en fonction de l'âge et de la ville. La séroprévalence du VHC est en baisse depuis la première édition de l'enquête en 2004, en particulier chez les moins de 30 ans. Celle du VIH est stable. Les pratiques d'injection restant importantes chez les plus jeunes (56% des UD de moins de 30 ans ont déjà injecté au cours de la vie, dont 53% dans le dernier mois), les efforts en matière de réduction des risques doivent se poursuivre. (R.A.)

Auteur : Jauffret Roustide M, Pillonel J, Weill Barillet L, Leon L, Le Strat Y, Brunet S, Benoit T, Chauvin C, Lebreton M, Barin F, Semaille C
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2013, n°. 39-40, p. 504-9