Impact d'une intervention nutritionnelle en centres d'examens de santé chez des consultants français recrutés entre 2005 et 2007 et présentant une hyperglycémie modérée à jeun.

Publié le 12 Novembre 2014
Mis à jour le 10 septembre 2019

Objectif : l'objectif de ce travail était d'évaluer à un an l'efficacité d'une intervention nutritionnelle pour la prévention du diabète de type 2 chez des sujets âgés de 25 à 69 ans présentant une hyperglycémie modérée à jeun. Méthodes : il s'agissait d'une étude prospective interventionnelle non contrôlée. Les sujets ayant bénéficié d'un examen de prévention en centres d'examens de santé subventionnés par la Caisse primaire d'assurance maladie entre 2005 et 2007 et volontaires pour l'intervention ont été inclus. L'intervention consistait en un entretien avec une diététicienne, avec définition d'objectifs nutritionnels, lettre de rappel de ces objectifs à six mois puis évaluation à un an, en collaboration avec le médecin traitant. Les données socioéconomiques, biométriques, biologiques et comportementales ont été collectées en début et fin d'intervention. L'adhésion aux recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) a été évaluée par auto-questionnaire. L'association entre les changements biométriques et biologiques et l'évolution du nombre de recommandations PNNS atteintes a été étudiée par régression linéaire avec ajustement sur l'âge, le sexe et la vulnérabilité sociale. Résultats : parmi les 428 participants analysés, 264 (61,7%) sont revenus à un an pour le suivi. Les participants ont amélioré leur atteinte des recommandations PNNS et diminué leurs apports énergétiques journaliers. La plupart des indicateurs biométriques et biologiques se sont améliorés. L'atteinte d'au moins une recommandation PNNS supplémentaire était associée à une diminution du rapport tour de taille sur tour de hanches (p=0,03), du poids (p<0,001) et, chez les moins de 54 ans, de l'HbA1C (p=0,01). Conclusion : une intervention nutritionnelle courte basée sur les recommandations du PNNS ne nécessitant pas le recrutement de professionnels de santé supplémentaires permet de réduire les facteurs de risque du diabète de type 2.(R.A.)

Auteur : Gusto G, Vol S, Copin N, Bedouet M, Leglu C, Royer B, D'Hour A, Bouté C, Cogneau J, Lasfargues G, Lecomte P, Balkau B, Tichet J, Lantieri O
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2014, n°. 30-31, p. 522-9