Characteristics of women using organized or opportunistic breast cancer screening in France. Analysis of the 2006 French Health, Health Care and Insurance Survey

Publié le 1 December 2012
Mis à jour le 9 septembre 2019

BACKGROUND: This study aimed at (i) estimating the 2-year self-reported breast cancer screening coverage rate; and (ii) analyzing the relationships between sociodemographic characteristics and healthcare access of women and breast cancer screening (opportunistic or organized) practices. METHODS: From a 2006 French health survey, 2056 women aged 50 to 74 years were selected and divided into three groups according to their breast cancer screening practices during the previous 2 years: organized screening, opportunistic screening, or no screening. The three groups were compared according to self-reported sociodemographic status, healthcare access, screening behaviors, and perceived health, using polytomic regression. RESULTS: The 2-year self-reported coverage rate was 75.8%. It was high among women aged 50 to 69 years and lower among older women. Questions relating to medical access (i.e. having consulted a GP in the last 12 months, having consulted a gynecologist in the last 12 months, and having had a Pap smear in the last 3 years) were the variables most commonly associated with a recent mammogram. Women having a regular follow-up by a gynecologist or having had cervical cancer screening within the last three years used organized breast cancer screening more often and used opportunistic breast cancer screening even more often than other women. CONCLUSION: The study confirmed the key role of gynecologists and general practitioners in encouraging women to have a mammogram. Awareness among healthcare professionals and women of the benefits of organized breast cancer screening compared to opportunistic screening should be sustained and strengthened.(R.A.) Résumé en français : Les objectifs de cette étude étaient, d'une part, d'estimer la couverture déclarée sur deux ans du dépistage du cancer du sein et, d'autre part, d'analyser les relations entre les caractéristiques sociodémographiques et de recours aux soins et la pratique du dépistage individuel et/ou organisé du cancer du sein. Méthodes. La population d'étude a concerné les femmes de 50 à 74ans (n=2056) issues de l'enquête santé et protection sociale 2006 de l'Irdes. Ces femmes ont été réparties en trois groupes en fonction de leur pratique déclarée du dépistage du cancer du sein au cours des deux dernières années : dépistage individuel, dépistage organisé, pas de dépistage récent. Les trois groupes ont été comparés simultanément par régression logistique polytomique sur les caractéristiques sociodémographiques et l'accès aux soins et aux médecins. Résultats. La couverture déclarée du dépistage du cancer du sein était de 75,8 %. La couverture était élevée chez les femmes âgées de 50 à 69ans et basse chez les femmes les plus âgées. Les variables en relation avec le recours aux médecins (avoir consulté un médecin généraliste dans l'année, avoir consulté un gynécologue dans l'année, avoir réalisé un frottis cervico-utérin dans les trois ans) étaient les principaux facteurs associés à une pratique plus fréquente du dépistage du cancer du sein. Les femmes ayant déclaré un suivi régulier par un gynécologue ou ayant réalisé un frottis au cours des trois dernières années recouraient plus au dépistage organisé et encore plus au dépistage individuel que les autres. Conclusion. L'étude a confirmé la position clé des gynécologues et des médecins généralistes pour encourager les femmes à se faire dépister du cancer du sein. L'information en direction des professionnels de santé et des femmes sur les bénéfices des mammographies de dépistage organisé comparées à celles réalisées en dépistage individuel devrait continuer et être renforcée.

Auteur : Duport N
Revue d'épidémiologie et de santé publique, 2012, vol. 60, n°. 6, p. 421-30