Prophylaxie antirétrovirale après agression sexuelle : expérience d'une unité de consultations médico-judiciaires.

Publié le 18 Juillet 2000
Mis à jour le 5 juillet 2019

En France, la prescription d'un traitement prophylactique antirétroviral après exposition sexuelle fait l'objet de recommandations depuis 1998 [1]. En cas de viol, l'évaluation du risque de transmission de l'infection VIH est difficile car le plus souvent l'agresseur n'est pas identifié et son statut sérologique vis-à-vis de l'infection VIH n'est pas connu au moment de la prise en charge de la victime. L'appréciation des facteurs de risque d'exposition au VIH est rendue difficile par le contexte traumatique et émotionnel des circonstances de l'examen. Cependant, la violence sexuelle est fréquemment responsable de lésions muqueuses augmentant le risque de transmission du VIH. Ainsi, la prescription d'un traitement prophylactique est le plus souvent indiquée en cas de viol. Le but de ce travail est de présenter l'expérience de l'Unité de Consultations Médico-Judiciaires (UCMJ) du Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) de Créteil. (R.A.)

Auteur : Soussy A, Launay O, Aubert M, Chousterman M, Caudron J
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2000, n°. 29, p. 123-4