Organochlorine pesticides, polychlorinated biphenyls, seafood consumption, and time-to-pregnancy

Publié le 1 Mars 2013
Mis à jour le 9 septembre 2019

BACKGROUND: People in developed countries are widely exposed to low levels of organochlorine pesticides, polychlorinated biphenyls (PCBs), and polybrominated diphenyl ethers (PBDEs). Seafood is a major contributor to PCB exposure. Toxicity of those various pollutants to reproductive and endocrine functions raises questions about possible effects on fertility. We explored whether serum levels of these pollutants and seafood consumption were associated with the fertility of couples enrolled in a French birth cohort (PELAGIE). METHODS: Time-to-pregnancy was investigated in 3,421 pregnant women by asking how many months they had taken to conceive. Levels of 14 organochlorine pesticides, 12 PCBs, and 10 PBDE compounds were measured in cord blood serum from a random subcohort (n = 394). Mercury concentrations measured in maternal hair were considered as a potential coexposure. Fecundability odds ratios (ORs) were estimated from multivariate discrete-time Cox proportional hazard models. RESULTS: Shellfish consumption was associated with longer time-to-pregnancy (fecundability OR etwice/week vs. <twice/month = 0.71 [95% confidence interval = 0.60-0.83]), but fish consumption was not. Time-to-pregnancy increased with increasing serum levels for most of the compounds studied (for total PCBs >0.410 "g/L vs. <0.266 "g/L, fecundability OR = 0.46 [0.32-0.66]). In multiple sensitivity analyses, reduced fecundability was most consistently associated with shellfish consumption, p,p'-DDE, total PCBs, PCB153, and PCB187. Models that simultaneously included multiple coexposure factors led to similar conclusions. CONCLUSIONS: Our findings were robust in sensitivity analyses, including analysis restricted to primiparous women. These results suggest that PCBs, p,p'-DDE, and other shellfish contaminants may impair human fertility. Traduction du résumé : Dans les pays développés, les populations sont largement exposées à de faibles niveaux de pesticides organochlorés, polychlorobiphényles (PCB) et polybromodiphényléthers (PBDE). Les produits de la mer, incluant les fruits de mer (coquillages et crustacés) et les poissons, contribuent largement à l'exposition aux PCB. La toxicité de ces différents polluants sur les fonctions de reproduction et le système endocrinien soulève des questions quant aux effets possibles sur la fertilité. Les taux sériques de ces polluants et la consommation de produits de la mer ont ainsi été étudiés pour savoir s'ils étaient associés à la fertilité des couples inclus dans une cohorte de naissance française (PELAGIE). Le délai nécessaire à concevoir a été examiné chez 3421 femmes enceintes à qui l'on demandait combien de mois il leur avait fallu pour concevoir cet enfant. Les niveaux de 14 pesticides organochlorés, 12 PCB et 10 composés PBDE ont été mesurés dans le sang du cordon ombilical, d'un sous-échantillon de sujets tiré aléatoirement dans la cohorte (n = 394). Les concentrations de mercure mesurées dans les cheveux maternels étaient considérées comme une coexposition potentielle. Les Odds Ratios (OR) de fécondabilité ont été estimées à partir de modèles de Cox multivariés adaptés pour temps discret. La consommation de fruits de mer a été associée à une augmentation du délai nécessaire à concevoir (OR de fécondabilité e deux fois / semaine vs. < deux fois par mois =0.71 [intervalle de confiance à 95% = 0.60 0.83]). Aucune association n'a été retrouvée avec la consommation de poisson. Le délai nécessaire à concevoir augmentait avec les niveaux sériques de la majorité des composes étudiés (pour les niveaux de PCB totaux >0.410 Œg/L vs. <0.266 Œg/L, OR de fécondabilité = 0.46 [0.32 0.66]). Dans les multiples analyses de sensibilité, la fécondabilité était associée de manière la plus consistante avec la consommation de fruits de mer, et les niveaux de p,p'-DDE, PCB totaux, PCB 153, et PCB 187. Les modèles incluant simultanément de multiples facteurs de coexposition amenaient à des conclusions similaires. Nos résultats sont robustes dans les analyses de sensibilité, y compris lorsqu'on restreint l'analyse aux femmes primipares. Ils suggèrent que les PCB, le p,p'-DDE, et les autres contaminants retrouvés dans les fruits de mer sont susceptibles d'altérer la fertilité humaine. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale CeVE- de l'InVS)

Auteur : Chevrier C, Warembourg C, Gaudreau E, Monfort C, Le Blanc A, Guldner L, Cordier S
Epidemiology, 2013, vol. 24, n°. 2