Expositions par répulsifs antimoustiques enregistrées par les Centres antipoison et de toxicovigilance, France, 2000-2006. Numéro thématique. Santé des voyageurs et des expatriés

Publié le 10 Juin 2008
Mis à jour le 5 juillet 2019

Pour décrire la toxicité aiguë des répulsifs antimoustiques, les cas d'expositions par répulsifs enregistrés dans la base nationale de cas des centres antipoison et de toxicovigilance français (5 centres au moment de l'étude) ont été recensés : 396 cas d'exposition ont été étudiés. Les circonstances rassemblaient une intoxication volontaire, 12 mésusages, 13 effets indésirables et 370 expositions accidentelles (93,4 %). Il s'agissait dans la quasitotalité de répulsifs à usage corporel ; ils contenaient principalement de l'IR3535 (46,2 %) et du DEET (33,8 %), souvent en mélange (23 %), fréquemment associés à des terpènes (70,5 %). Des symptômes étaient présents dans 29,8 % des cas, moins fréquemment lorsque le répulsif était ingéré, plus fréquemment lors d'un contact oculaire. Les enfants de moins de 5 ans ne constituaient pas une population sensible, sauf quand le répulsif contenait du DEET (fréquence accrue de symptômes). La toxicité des principales substances actives est résumée. Il ressort comme principal résultat de cette étude une conséquence très modérée des expositions aux répulsifs dans des conditions d'exposition accidentelle. (R.A.)

Auteur : Saviuc P, Garnier R, Cochet A
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2008, n°. 23-24, p. 222-4