Syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

Le syndrome hémolytique et urémique est une complication principalement rénale des infections à Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines. Rare, mais grave, il touche surtout le jeune enfant.

Nos missions

  • Assurer la surveillance épidémiologique du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

  • Détecter les épidémies et guider les mesures de contrôle

  • Informer le grand public sur les mesures de prévention

Données

Le dispositif de surveillance du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique permet de suivre l’évolution de cette maladie grave, mais peu fréquente en France (100 à 160 cas signalés / an). Santé publique France publie chaque année un bilan complet de la surveillance. 

L’incidence en 2025 en légère hausse après une année de faible incidence en 2024

En 2025, 109 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) pédiatrique ont été notifiés à Santé publique France (87 cas en 2024). L’incidence annuelle du SHU pédiatrique en 2025 était de 1,0 cas pour 100 000 enfants de moins de 15 ans vs 0,79 cas pour 100 000 en 2024.

Nombre de cas de SHU pédiatrique notifiés en France Hexagonale et incidence annuelle du SHU pour 100 000 personnes - années chez les enfants de moins de 15 ans, 1996 à 2025

AnnéeNombre de cas de SHUIncidence annuelle
1996810,66
1997920,75
1998760,59
1999930,76
2000790,64
2001740,61
2002730,60
2003800,66
2004870,72
20051221,01
20061040,87
2007740,62
20081120,94
20091090,91
20101220,99
20111621,32
20121451,20
20131521,22
20141170,99
20151110,94
20161130,96
20171641,40
20181541,33
20191681,46
20201671,45
20211281,12
20222522,22
20231431,27
2024870,79
20251091,00
Total3 550 

 

Les enfants de < 3 ans, toujours une population particulièrement à risque

Soixante-huit pourcent des cas notifiés étaient des enfants âgés de moins de trois ans. Comme chaque année, l’incidence la plus élevée est observée chez les enfants de moins de 3 ans. En 2025, le taux d’incidence dans cette tranche d’âge a retrouvé son niveau habituel (4,0 cas pour 100 000 en 2025 vs 1,8 cas pour 100 000 en 2024). 

Incidence annuelle du SHU pour 100 000 enfants de moins de 15 ans par classe d’âge. France hexagonale, 2025.

Classe d'âgeIncidence annuelle
<3 ans4,02
3-5 ans0,73
6-10 ans0,37
11-14 ans0,18

 

Certaines régions sont plus touchées par le syndrome hémolytique et urémique pédiatrique

En France, les taux d’incidence régionaux présentent chaque année une disparité. En 2025, les taux d’incidences régionaux restaient globalement faibles, comme observé en 2024. Les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en Pays de la Loire et dans les Hauts de France.

Taux d’incidence annuel régional du syndrome hémolytique et urémique pédiatrique par 100 000 enfants de moins de 15 ans. France, 2025

Une saisonnalité observée, mais un pic de moindre ampleur en 2025

Une recrudescence estivale du nombre de cas de syndrome hémolytique et urémique pédiatrique est observée chaque année, mais d’ampleur moins important depuis 2023.  

Distribution mensuelle des cas de syndrome hémolytique et urémique chez l’enfant de moins de 15 ans. France, 2013-2025

Distribution mensuelle des cas de syndrome hémolytique et urémique chez l’enfant de moins de 15 ans. France, 2013-2025

Un nombre plus élevé de suspicions de cas groupés d’infections en crèche

Le nombre de suspicions de cas groupés d’infections en 2025 a retrouvé son niveau habituel, avec 12 investigations initiées (entre 10 et 20 chaque année). Sept investigations sur 12 ont porté sur des suspicions de cas groupés d’infections à STEC en crèche. Ce nombre est plus important que des années précédentes (moins de cinq suspicions signalées). Bien que la majorité des suspicions de cas groupés en crèche comprenaient un faible nombre de malades (<5 enfants), une épidémie d’ampleur a été documentée avec 12 malades dont 2 enfants atteint de SHU.

Ces épisodes soulignent le risque de transmission de personne à personne dans les collectivités de jeunes enfants et la complexité des mesures de gestion associées. Un guide du Haut Conseil de Santé publique a été publié en 2015 pour guider la gestion, mais son application nécessite une coordination étroite et parfois complexe entre de nombreux acteurs dont le personnel de crèche, les autorités de santé, les laboratoires de biologie, des professionnels de santé de proximité, et les parents. 

Il est important de continuer à sensibiliser les crèches sur les recommandations et la mise en place rapide de mesures de gestion pour limiter le risque de transmission de toute pathogène entérique dont les STEC : éviction des enfants en cas de diarrhées avec une analyse de selles et renforcement de l’hygiène au sein de l’établissement. L’implémentation rapide de telles mesures pourrait limiter l’impact sanitaire et organisationnel lourd pour la collectivité et les familles. 

Santé publique France en collaboration avec des ARS et le CNR associé E. coli a élaboré et mis à disposition de tous les Cellules régionales et ARS en juillet 2026 une « Boite à outils – STEC en collectivités » pour accompagner les acteurs locaux dans l’investigation et la gestion de ces événements.

Bilans annuels de surveillance 

INVESTIGATIONS

dossier thématique

Investigations de cas de syndrome hémolytique et urémique pédiatrique