Données
Cas groupés de salmonellose en lien avec la consommation de graines de courge
Le Centre national de référence (CNR) des Salmonella de l’Institut Pasteur a identifié un cluster de 81 souches de Salmonella Enteritidis de même profil génomique. Les souches ont été isolées chez des personnes malades entre le 03 mai et le 12 aout 2026. Il s’agit de 56 femmes et 25 hommes, âgés en moyenne de 36 ans. Ces personnes sont réparties dans 10 régions : Auvergne-Rhône-Alpes (27), Île-de-France (12), Hauts-de-France (8), Bourgogne-Franche-Comté (8), Provence-Alpes-Côte d’Azur (8), Grand Est (5), Bretagne (5), Occitanie (4), Pays de la Loire (2) et Normandie (2).
Les premières investigations épidémiologiques menées par Santé publique France ont identifié la fréquentation d’une même enseigne de supermarché pour une majorité des malades et la consommation de divers noix et graines dont des graines de courge. Ces informations ont été complétées par des investigations de traçabilité des aliments menées par la Direction générale de l’Alimentation.
L’ensemble de ces investigations épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité ont permis d’identifier un lien entre la survenue de ces cas groupés d’infections et la consommation de graines de courge provenant d’un seul fournisseur en France et distribuées majoritairement dans le réseau de magasins de l’enseigne Grand Frais. D’autres enseignes de distributions sont également concernées. Les investigations de traçabilité continuent afin d’identifier ces points de distribution et de préciser la source de la contamination.
Les opérations de retrait et rappels ont été initiées le 28 aout 2026 et seront complétées par les autres enseignes concernées.
Le dispositif de surveillance des infections à Salmonella, basé sur la déclaration obligatoire des TIAC et les données du Centre national de référence permet de suivre l’évolution de cette infection.
Des épidémies de salmonellose détectées régulièrement
Produits de charcuterie et fromages au lait cru sont les aliments les plus fréquemment à l’origine des épidémies. Il est à noter aussi la survenue d’épidémies de salmonellose chez des nourrissons en lien avec la consommation de lait en poudre contaminé.
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Un nombre stable de cas de salmonellose identifié par le CNR
Malgré les nombreuses mesures de contrôle prises dans les différentes filières, le nombre annuel de souches remontant au CNR reste stable, aux alentours de 10 000 par an.
Une évolution des souches bactériennes impliquées
Les souches de sérotype Enteritidis et Typhimurium sont les sérotypes les plus fréquents en France. Des variants monophasiques de Typhimurium ont émergé depuis le début des années 2000, et sont maintenant dans le top 3 des sérotypes en France.
La multirésistance aux antibiotiques des souches de Salmonella est en augmentation à l’échelon international cette dernière décennie.
Autant d’éléments qui incitent au maintien de la vigilance afin d’adapter les recommandations et les mesures de contrôle.
Une morbi-mortalité qui reste importante
En France, les salmonelles, avec les infections à norovirus et Campylobacter, représentent la majorité des cas et des hospitalisations d’origine alimentaire. Les infections à Salmonella et Listeria monocytogenes représentent quant à elles la moitié des décès d’origine alimentaire.
article
6 septembre 2019
Salmonelloses en France, 2002-2010 : tendances en épidémiologie humaine, émergence de la souche monophasique, principaux aliments impliqués dans les dernières épidémies.
Rapport d’activité du CNR 2017
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6 septembre 2019
Estimation de la morbidité et de la mortalité liées aux infections d'origine alimentaire en France métropolitaine, 2008-2013
Une épidémie de salmonellose à Salmonella sérotype Agona chez des nourrissons
En 2017, 39 nourrissons d’âge médian : 4 mois ont présenté une salmonellose à Salmonella sérotype Agona. L'identification fin Novembre 2017 de 8 souches en 8 jours par le CNR a déclenché l’alerte et les investigations épidémiologiques dès le 1er décembre 2017 auprès des parents des bébés concernés.
L’investigation épidémiologique menée par Santé publique France en lien avec le CNR, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de la Santé (DGS) a porté sur les aliments consommés lors des 3 jours avant la date de survenue des signes. Tous les nourrissons avaient consommé avant leurs symptômes du lait en poudre fabriqué sur un même site en France. Ce site avait déjà été à l’origine d’une épidémie de salmonellose à S. Agona chez des nourrissons en 2004-2005. Un même clone épidémique a été identifié pour les souches isolées des nourrissons en 2017 et celles isolées chez les nourrissons malades lors de la 1ere épidémie en 2004-2005, ce qui signe la persistance de cette souche S. Agona plus de 12 ans dans cette usine.
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