Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes en Pays de la Loire. Bilan de la couverture vaccinale en 2025.

Points clés

Chez les nourrissons

  • L’obligation vaccinale contre les méningocoques ACWY mise en place depuis le 1er janvier 2025 suite à l’augmentation des cas d’infection invasive à méningocoques W et Y, a permis d’atteindre en 2025 une couverture vaccinale élevée, avec 91 % des nourrissons ayant reçu la première dose de vaccin. Parmi ceux âgés de 21 mois (nés avant 2025), 80 % avaient reçu au moins une dose de vaccin tétravalent ACWY, contre 91 % en 2024 pour le vaccin monovalent C. Rappelons qu’un schéma vaccinal chez le nourrisson initié avec un vaccin monovalent C doit être poursuivi avec un vaccin tétravalent ACWY.
  • Concernant les méningocoques B, vaccination également devenue obligatoire en 2025, la couverture vaccinale régionale avec le schéma complet à 21 mois atteignait 71 %, +10 points par rapport à 2024. La couverture la moins élevée concernait le département de la Sarthe avec 62 %.
  • Les couvertures vaccinales pour les autres vaccinations obligatoires du nourrisson atteignaient des niveaux approchant l’objectif cible de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le contexte de la reprise de circulation du virus de la rougeole en France en 2024, il convient de rappeler que la couverture par deux doses de vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole doit dépasser 95 % pour interrompre la circulation du virus, qui peut conduire à des décès chez des personnes vulnérables. La vérification de la vaccination et sa mise à jour restent primordiales, chez l’enfant comme chez l’adulte.

Chez les adolescents et jeunes adultes

  • Face à la gravité potentielle et la fréquence accrue des infections invasives à méningocoques à l’adolescence, la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée chez les adolescents, avec un rattrapage chez les jeunes adultes. En 2025, seuls 19 % des 11-14 ans et 9 % des 15-24 ans avaient reçu une dose de vaccin. La vaccination doit s’intensifier dans ces tranches d’âge, elle a pour cela été intégrée dans les campagnes de vaccination menées au collège, en 2026. L’amélioration de la couverture vaccinale permettra une immunité de groupe et la réduction de la circulation des méningocoques dans les autres classes d’âge.
  • La couverture vaccinale contre les infections à papillomavirus (HPV) schéma complet à 16 ans progressait avec 63 % chez les filles et 45 % chez les garçons, et l’écart entre les deux se réduisait. Elle reste insuffisante pour réduire l’incidence des cancers associés. L’objectif fixé par la stratégie décennale de lutte contre les cancers est d’atteindre 80 % d’ici 2030. Les efforts doivent se poursuivre, en s’appuyant sur les campagnes de vaccination au collège et en renforçant le message que vacciner les garçons est aussi essentiel que vacciner les filles, participant à une protection équitable et durable.

Adhésion vaccinale

Selon le Baromètre Santé publique France 2024, l’adhésion à la vaccination en général se maintenait à un niveau élevé dans la région, notamment chez les jeunes avec 88 % des 18-25 ans se déclarant favorables, proportion la plus élevée de France hexagonale.

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