Situation épidémiologique des infections invasives à méningocoque en France. Point au 31 décembre 2022.

Points clés

Après plus de deux années de faible incidence, en lien avec les mesures mises en place pendant la pandémie de COVID-19, le nombre de cas IIM repart à la hausse depuis le mois d’octobre 2022.

  • Avec 84 cas d’IIM déclarés en décembre 2022, l’incidence se situe à un niveau élevé, et a dépassé le pic mensuel observé généralement plus tardivement au cours des saisons hivernales ayant précédé la pandémie de COVID-19 (pic entre janvier et mars selon la saison).

  • En 2022, les IIM étaient en grande majorité liées aux sérogroupes B (53 % des cas), Y (23 % des cas) et W (19 % des cas) tandis que le sérogroupe C était très minoritaire (3 % des cas).

  • La distribution des cas par âge et par sérogroupe montre que :

    • les IIM B ont principalement affecté les jeunes adultes âgés de 15-24 ans et les nourrissons, comme observé avant la pandémie de COVID-19. En comparaison avec la période pré-pandémique, on note une augmentation des IIM B en 2022 plus marquées chez les 15-24 ans ;

    • les IIM Y restent plus fréquentes chez les adultes que chez les enfants, en particulier les personnes âgées de60 ans et plus. En comparaison avec la période pré-pandémique, le sérogroupe Y a entrainé un plus grand nombre d’infections invasives chez les jeunes adultes âgés de 15-24 ans, tandis que dans les autres classes d’âge, le nombre de cas était comparable aux niveaux observés avant la pandémie ;

    • les IIM W sont également en augmentation depuis le mois de novembre dans plusieurs classes d’âge(nourrissons, jeunes adultes de 15-24 ans, et adultes plus âgés). Selon les données de caractérisation dessouches par le Centre national de référence des méningocoques, les souches de sérogroupe W sont en majorité rattachées au ST (séquence type) 9316 et au complexe clonal 11. Les souches du ST-9316, qui étaient minoritaires avant la pandémie, semblent avoir diffusé dans la population.

  • En 2022, 10 % de décès ont été rapportés parmi les cas d’IIM, soit une létalité équivalente à ce qui était observé avant la pandémie, avec des variations selon le sérogroupe et l’âge. La létalité des IIM W était élevée en 2022 mais elle était équivalente à la létalité observée avant la pandémie (21 % en 2022 vs 21,8 % entre 2016 et 2019).

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