Enquête nationale sur l'activité de dépistage des hépatites B et C, LaboHep, France, 2016
Dépistage des anticorps anti-VHC
Points essentiels
A partir d'un échantillon aléatoire de 2 008 laboratoires tirés au sort (1 079 laboratoires participants), on estime qu'en 2016 en France :
4,1 millions sérologies de dépistage de l'hépatite C (anticorps (Ac) anti-VHC) ont été réalisées (+14% depuis 2013), et majoritairement (71 %) dans le secteur privé.
Le nombre de sérologies de dépistage des Ac anti-VHC par habitant est estimé à 62 / 1 000 habitants, il est plus élevé en Île-de-France, notamment à Paris (174 ‰) et dans le Val-de-Marne (125‰) et dans les départements français d'Amérique (DFA) Martinique (111 ‰), Guadeloupe (106 ‰) et Guyane (101 ‰)
le taux (indicateur de contrôle) de positivité du dépistage des Ac anti-VHC est estimé à 0,7 %, en baisse par rapport à 2013 (0,9% : - il est plus élevé dans le secteur public (1,2 %) que dans le secteur privé (0,5 %)- il est plus élevé en Île-de-France (1,0%) et en Occitanie (0,9%) que dans les autres régions
les personnes confirmées positives pour l'hépatite C pour la première fois en 2016 sont majoritairement des hommes (56 %) âgés en moyenne de 51 ans. - plus de la moitié (55 %) des hommes ont entre 40 et 59 ans- les femmes tendent à être plus âgées (âge moyen : 52 ans), un tiers d'entre elles étant âgées de 60 ans et plus
Cette nouvelle édition de l'enquête LaboHep montre qu'en France, l'activité de dépistage des anticorps anti-VHC est élevée et en augmentation depuis 2010, alors que le nombre de tests anti-VHC confirmés positifs et le taux de positivité des Ac anti-VHC sont en baisse. Cette diminution pourrait être liée en partie à l'impact des nouveaux agents antiviraux à action directe (AAD) de seconde génération et aux politiques de réduction des risques vis-à-vis des usagers de drogues, principal réservoir de transmission du VHC. Cette enquête met en évidence des disparités régionales et départementales marquées, en particulier, entre les Départements et régions d'Outre-mer (DROM) et la France Métropolitaine.
Participation
Le taux global de participation des laboratoires à cette enquête est de 54 % : ce taux est plus élevé pour les laboratoires publics (64 %) que pour les laboratoires privés (51 %). Il est plus élevé en France métropolitaine (54%) que dans les Départements et régions d'Outre-mer (DROM) (39%). Le taux de participation le plus élevé a été observé en Bretagne (74%) et le plus faible en Guyane (18%).
Activité sérologique globale de dépistage des anticorps (Ac) anti-VHC
L'activité sérologique globale de dépistage des anticorps (Ac) anti-VHC est estimée à 4,1 millions [IC 95 % : 3,9 – 4,4] en France en 2016, dont 71 % dans les laboratoires du secteur privé (soit, 2,9 millions [IC 95 % : 2,7 – 3,1]). L'activité de dépistage des Ac anti-VHC a augmenté de 6 % entre 2010 et 2013 et de 14% entre 2013 et 2016.Rapportée à la population française (estimations provisoires Insee fin 2016), l'activité de dépistage des Ac anti-VHC est estimée à 62 tests pour 1 000 habitants. En métropole, l'activité de dépistage des Ac anti-VHC est plus élevée en Île-de-France, notamment à Paris (174 ‰) et dans le Val-de-Marne (125 ‰) ainsi que dans les Alpes-Maritimes (97 ‰). Dans les départements français d'Amérique (DFA), l'activité de dépistage des Ac anti-VHC est importante en Martinique (111 ‰), Guadeloupe (106 ‰) et en Guyane (101 ‰)
Figure 1 - Nombre de tests Ac anti-VHC réalisés pour 1 000 habitants, par département, LaboHep 2016, France
Nombre de tests Anticorps anti-VHC confirmés positifs
Le nombre de tests confirmés positifs pour les Ac anti-VHC pour la première fois en 2016 est estimé à 30 229 [IC95% : 26 189 - 34 269], dont la moitié d'entre eux dans les LABM privés. Après une augmentation de 10% entre 2010 et 2013, on observe une diminution du nombre de tests confirmés positifs de 7% entre 2013 et 2016.
A noter : le nombre de tests positifs ne reflète pas le nombre de personnes nouvellement diagnostiquées positives pour les Ac anti-VHC en 2016, une même personne testée positive pour la 1ère fois dans des laboratoires différents pouvant être comptabilisée plusieurs fois.
Rapporté à la population (estimations provisoires Insee fin 2016), le nombre de tests confirmés positifs pour les Ac anti-VHC pour la première fois dans les laboratoires en 2016 est estimé à 45 / 100 000 habitants, en baisse par rapport aux éditions précédentes (46/ 100 000 en 2010 et 49/ 100 000 en 2013).Le nombre de tests confirmés positifs pour les Ac anti-VHC le plus élevé est observé en Ile-de-France (95 / 100 000), notamment à Paris (212/ 100 000) et en Seine-Saint-Denis (133/ 100 000), ainsi qu'en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) (61/ 100 000), notamment dans les départements des Hautes-Alpes et du Vaucluse (respectivement 93 et 85 tests pour 100 000 habitants) et dans la région Occitanie avec le département de l'Hérault (92/ 100 000).
Figure 2 - Nombre de tests Ac anti-VHC confirmés positifs* pour 100 000 habitants, par département, France, LaboHep 2016
*Tests confirmés positifs pour la première fois dans le laboratoire
Taux (Indicateur de Contrôle) de positivité du dépistage des anticorps (Ac) anti-VHC
Le taux (indicateur de contrôle) de positivité du dépistage des Ac anti-VHC est estimé à 0,7 % [IC 95 % : 0,7 % - 0,8 %] pour la France entière en 2016, en baisse par rapport à 2010 et 2013 (respectivement 0,9%).
Le taux de positivité est plus élevé dans les laboratoires publics (1,2 %) que dans les laboratoires privés (0,5 %), et est plus bas dans les DROM qu'en France métropolitaine.
Les taux de positivité des Ac anti-VHC les plus élevés sont observés dans les régions Île-de-France et Occitanie (respectivement 1,0% et 0,9%) que dans les autres régions.
Description des personnes confirmées positives pour les anticorps (Ac) anti-VHC
Les personnes confirmées positives pour les AC anti-VHC pour la première fois en 2016 étaient majoritairement des hommes (56 %).
Parmi les personnes confirmées positives pour les Ac anti-VHC pour la première fois en 2016, 50 % sont âgées entre 40 et 49 ans.
Les femmes confirmées positives pour les Ac anti-VHC sont légèrement plus âgées que les hommes (âge moyen : 52 ans versus 51 ans, respectivement).
chez les hommes : les classes d'âge des 50-59 ans et 40-49 ans sont les plus représentées (respectivement 28 % et 27 %)
chez les femmes : les classes d'âge des 40-49 ans et 50-59 ans représentent (respectivement 21 % et 19 %) de l'effectif.
Distribution par sexe et âge des personnes confirmées positives* pour les Ac anti-VHC (LaboHep 2016, France)