Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes en Nouvelle-Aquitaine. Bilan de la couverture vaccinale en 2025.
Points clés
Chez les nourrissons
- L’obligation vaccinale contre les méningocoques ACWY mise en place depuis le 1er janvier 2025 chez les nourrissons suite à l’augmentation des cas d’infections invasives à méningocoques de types W et Y, a permis d’atteindre une couverture vaccinale élevée avec près de 90 % des nourrissons nés en 2025 ayant reçu la première dose de vaccin contre les méningocoques ACWY.
- En 2025, année de la mise en oeuvre de l’obligation vaccinale contre les méningocoques B chez les nourrissons jusqu’à l’âge de 2 ans, la couverture vaccinale contres ces infections a nettement progressé avec 67,0 % des nourrissons nés en 2024 (âgés de 21 mois) à jour de leur vaccination contre 56,9 % en 2024.
- Les couvertures vaccinales pour les autres vaccinations obligatoires du nourrisson sont
globalement élevées avec des niveaux proches de l’objectif cible de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Néanmoins, dans le contexte de la reprise de circulation du virus rougeoleux en France depuis 2024, il convient de rappeler que la couverture vaccinale des deux doses contre la rougeole, les oreillons et la rubéole doit dépasser cet objectif pour interrompre la circulation du virus. La vérification et la mise à jour de cette vaccination sont primordiales, chez les enfants et les adultes jeunes.
Chez les adolescents et les jeunes adultes
- Face à la gravité potentielle et de la fréquence accrue des infections invasives à méningocoques à l’adolescence, la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée chez les adolescents, avec un rattrapage chez les jeunes adultes. En 2025, seuls 17,8 % des 11-14 ans et 7,8 % des 15-24 ans avaient reçu une dose de ce vaccin. La vaccination contre les méningocoques ACWY doit s’intensifier dans cette tranche d’âge. L’intégration de cette vaccination dans les campagnes menées au collège à partir de 2026 permettra de renforcer la protection des jeunes face à ces infections. Les efforts pour améliorer la couverture vaccinale doivent se poursuivre afin d’atteindre une immunité de groupe et réduire la circulation des méningocoques dans les autres classes d’âge.
- La couverture vaccinale contre les infections à papillomavirus (HPV) continue de progresser avec respectivement 56,9 % des filles et 36,3 % des garçons de 16 ans vaccinés avec un schéma complet. L’écart de couverture vaccinale entre les filles et les garçons continue de se réduire. Cette progression est encourageante, mais la couverture vaccinale reste encore insuffisante pour réduire l’incidence des cancers liés à ces infections. L’objectif national fixé par la stratégie décennale de lutte contre les cancers est de 80 % chez les filles et les garçons d’ici 2030. Les efforts doivent aussi se poursuivre pour accélérer la progression de la vaccination contre les HPV afin d’atteindre cet objectif en s’appuyant sur les campagnes de vaccination au collège et en renforçant les messages sur l’importance de la vaccination des garçons. Vacciner les garçons est aussi essentiel que vacciner les filles : cela participe à une protection équitable et durable.
Adhésion vaccinale
- Selon le Baromètre Santé publique France 2024, l’adhésion à la vaccination se maintient à un niveau élevé dans la région, notamment chez les jeunes avec 80,2 % des 18-25 ans se déclarant favorables à la vaccination en général.
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