Bulletin de santé publique tuberculose en Hauts-de-France. Mars 2022.
Points clés
Dans les Hauts-de-France, le taux de déclaration de la tuberculose-maladie est stable ces dernières années avec une incidence de 4,8 cas/100 000 habitants en 2020, qui reste inférieure à la moyenne nationale, hors Ile-de-France, et dans de nombreuses autres régions de France métropolitaine.
Des disparités d’incidence subsistent à l’échelle infra régionale avec des taux de déclaration qui, en 2020, demeurent plus élevés que la moyenne régionale dans le Nord (5,6 cas/ 105 habitants) et l’Oise (7,6 cas/105).
L’incidence de la maladie est deux à trois fois plus élevée chez les hommes, âgés de 15 à 75 ans.
Ces 15 dernières années, l’incidence de la tuberculose est en constante diminution chez les plus de 40 ans et près de la moitié des cas (46 %) déclarés ces cinq dernières années, concernent les 15-39 ans, avec une forte progression du nombre de nouveaux cas diagnostiqués chez les jeunes de 15 à 24 ans.
Ces dix dernières années, l’incidence de la tuberculose chez les personnes nées à l’étranger est en progression constante et depuis 2017, les cas diagnostiqués chez des personnes nées à l’étranger sont majoritaires, en particulier chez les personnes originaires de pays d’Afrique sub-saharienne.
Parmi les cas nés à l’étranger, la proportion de ceux diagnostiqués dans les deux ans suivant leur arrivée en France reste majoritaire.
Chez les autres catégories de personnes à risque, sans domicile fixe (6 %), vivant en hébergement collectif (20 %) ou exerçant des professions à caractère sanitaire et social (8 %), la proportion de cas demeure stable ces cinq dernières années.
Les formes pulmonaires isolées ou associées à des localisations extra pulmonaires restent très majoritaires (73 %). La moitié des cas de tuberculose pulmonaire sont bacillifères (baar positif ou examen microscopique positif) au moment du diagnostic. Cette proportion était légèrement plus élevée en 2020 (55 %) par rapport à la période 2015-2019 (49 %).
Les localisations sévères (méningée ou miliaire) restent rares (5,7 % sur la période 2015 à 2020), notamment chez les moins de 15 ans avec 1 à 2 cas diagnostiqués chaque année depuis 2015.
Sur la période 2014-2018, l’issue du traitement n’était connue que dans moins d’un cas sur 2 (48 %) et la complétude du traitement (77 % au niveau régional) reste en deçà de l’objectif fixé par l’OMS (90 %).
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