Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 mai 2012. 

A la Une - Les hantaviroses en Bourgogne et Franche-Comté

Quatre espèces d'hantavirus circulent sur le continent européen, responsables chez l'homme de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR). Ces fièvres sont causées par le virus Puumala ayant été identifié en France, la première fois dans les années 1980. Le réservoir est un rongeur sylvatique, le campagnol roussâtre, mais d'autres réservoirs sont possibles. La contamination se fait par inhalation de poussière contaminée par les excreta des animaux infectés. La FHSR est de gravité variable allant du syndrome grippal, parfois accompagné d'importantes douleurs musculaires, de troubles de l'accommodation visuelle transitoires, d'une thrombopénie et d'une simple atteinte rénale, à une insuffisance rénale importante d'évolution le plus souvent favorable. La létalité varie de 0,5 % à 15 % suivant les virus.En France, les régions les plus impactées se situent au nord est, depuis la région Nord-Pas de Calais jusqu'à la Franche-Comté, dont 40 % dans le massif ardennais. Depuis 2001, le nombre de cas recensé par le Centre National de Référence est le plus souvent d'une soixantaine de cas avec des pics épidémiques certaines années (129 en 2003, 253 en 2005 et 127 en 2007).Si la Bourgogne est relativement peu concernée (quelques cas par an), la Franche-Comté l'est nettement plus avec notamment 33 cas en 2005, 18 en 2007 et 34 en 2010. Les départements les plus touchés en Franche-Comté sont le Jura et le Doubs.La prévention repose sur la maîtrise des facteurs de risque principalement liés à la manipulation, surtout à l'intérieur d'un bâtiment, de piles de bois, au balayage à sec de locaux longtemps inoccupés, surtout s'ils sont construits en forêt ou en lisière, et, à la lutte contre les rongeurs sauvages dont la proximité avec l'homme constitue le principal facteur de risque. La prolifération des rongeurs, dans certaines conditions climatiques, favorise la survie du virus et sa transmission avec des taux d'infection des rongeurs pouvant atteindre 60 % chez des rongeurs capturés. Ainsi, les rongeurs pourraient constituer une population sentinelle permettant de prévoir le risque d'une flambée épidémique. La variation du nombre de cas humains semble être directement liée à la dynamique de l'infection des rongeurs et à la dynamique de leur population.

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