Bilan de la déclaration obligatoire des mésothéliomes 2012-2018 : une exhaustivité encore à améliorer
Introduction - La déclaration obligatoire (DO) des mésothéliomes a notamment pour objectif de renforcer la surveillance des mésothéliomes (tous sites anatomiques, ensemble du territoire national). L'objectif de cette étude est de présenter un bilan de cette DO en termes de nombre de notifications, de caractéristiques des cas notifiés, de types de médecins déclarants et d'exhaustivité. Matériel et méthode - Depuis 2012, tout médecin (pathologistes et cliniciens) exerçant en France et posant un diagnostic de mésothéliome doit le déclarer à l'Agence régionale de santé de son lieu d'exercice. L'exhaustivité a été estimée, pour les mésothéliomes pleuraux, par comparaison aux données du Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM). Résultats - 4 546 cas de mésothéliomes diagnostiqués entre 2012 et 2018 ont été notifiés jusqu'au 10 octobre 2019. Ces cas ont été notifiés par un pathologiste (77%) et/ou un clinicien (55%). La tumeur était localisée à la plèvre (89%), au péritoine (8%) et, dans 3% des cas, à d'autres localisations. Le nombre de cas notifiés a augmenté entre 2014 et 2015, puis a diminué jusqu'en 2018. Le taux moyen d'exhaustivité pour les mésothéliomes pleuraux dans les départements couverts par le PNSM était de 50%, avec de fortes disparités régionales. Conclusion - La DO des mésothéliomes est fonctionnelle et informative mais encore insuffisamment exhaustive. Il est crucial d'améliorer l'exhaustivité de cette DO qui aura une place essentielle au sein du Dispositif national de surveillance des mésothéliomes (DNSM).
Auteur(s) : Grange Dorothée, Bonnet Nathalie, Chérié-Challine Laurence
Année de publication : 2020
Pages : 243-249
Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2020, n° 12, p. 243-249
En relation avec
Nos dernières actualités
actualité
Enquête « Rapport au sexe » (ERAS) 2026 à destination des hommes ayant des...
actualité
Hervé Maisonneuve nommé référent à l’intégrité scientifique pour trois ans
actualité