Bulletin des réseaux de surveillance des infections sexuellement transmissibles (IST) au 31 décembre 2013

Points clés

Syphilis

  • Le nombre de syphilis récentes est en augmentation chez les hommes homo-bisexuels (qui représentent plus de 80 % des cas). Cette augmentation est observée surtout hors Ile-de-de-France.

Infections à gonocoque

  • Le nombre d’infections à gonocoque continue d’augmenter chez l’homme et la femme, quelle que soit la région et quelle que soit l’orientation sexuelle. Un partie de cette augmentation est liée à la montée en charge de la PCR depuis 2009.

  • La proportion de souches de gonocoque résistantes au céfixime a légèrement diminué entre 2012 (3,0 %) et 2013 (1,7 %). Aucune résistance à la ceftriaxone, traitement de 1ère intention, n’a été détectée depuis 2010. La culture reste indispensable pour tester la sensibilité des souches aux antibiotiques.

Infections à Chlamydia

  • Le nombre d’infections urogénitales à Chlamydia continue d’augmenter chez l’homme comme chez la femme dans les sites à participation constante les 3 dernières années. Cette augmentation reflète en partie un accroissement des pratiques de dépistage.

  • Les nombres de LGV rectales et de rectites à Chlamydia non L sont en augmentation en 2013. La quasi-totalité des cas concerne des hommes homo-bisexuels.

VIH/SIDA

  • Chez les patients qui présentent une rectite à Chlamydia (LGV ou rectite non L), une syphilis ou une gonococcie, le niveau de co-infections par le VIH reste élevé.

  • Chez les patients présentant une syphilis ou une gonococcie, l’utilisation des préservatifs reste insuffisante, en particulier lors des fellations qui sont un mode de contamination très efficace de ces IST.

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