Photo d'un couple au sein de leur habitation

Air et environnements intérieurs

Les polluants de l’air intérieur mais aussi d’autres facteurs (bruit, chaleur…) peuvent avoir des effets néfastes sur la santé. Avec plus de 80% de notre temps passé dans des environnements intérieurs (habitations, écoles, commerces, transports…), il est indispensable de mieux considérer la qualité de ces environnements.

Nos missions

  • Acquérir des données sur les effets de la pollution de l’air intérieur sur la santé des individus et en quantifier les impacts sur la santé

  • Informer les pouvoirs publics, les professionnels de santé et la population générale sur l’impact de la pollution de l’air intérieur sur la santé

  • Favoriser la prise en compte des autres facteurs environnementaux (bruit, chaleur…) en vue de promouvoir des environnements intérieurs favorables à la santé

Mal-logement, précarité énergétique et santé

130 000 décès associés à des conditions de logements inadéquates en Europe

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Au-delà des enjeux de qualité de l’air, l’accès à un logement décent est un droit fondamental et un déterminant majeur de santé reconnu comme tel par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les effets de la mauvaise qualité du logement et de sa suroccupation sur la santé mentale, l’anxiété, la dépression, l’agressivité ont été scientifiquement démontrés. Le mal-logement a aussi un impact majeur sur la santé physique en favorisant la propagation des maladies infectieuses. La présence de moisissures constitue un risque pour la santé, notamment d’irritation et de symptômes respiratoires, particulièrement pour les personnes à risque. Il existe donc des liens clairs entre la santé des personnes, la qualité de leur logement et l’endroit où elles habitent. Selon l’OMS Europe, on compte chaque année près de 130 000 décès associés à des conditions de logements inadéquates en Europe.

Le logement est par ailleurs un important déterminant des inégalités sociales et territoriales de santé, celles ci se cumulant lorsqu’il existe un logement et un environnement dégradé pour des habitants, le plus souvent en situation sociale défavorable. Les inégalités sociales d’accès à un logement frappent ainsi de plein fouet les jeunes générations, les femmes et les minorités, qui subissent par ailleurs une discrimination forte dans l’accès au logement. La résultante de faibles revenus, d’une mauvaise qualité du logement et du coût élevé de l’énergie peut également conduire à une situation de précarité énergétique. Selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), plus de 3 millions de personnes sont concernées. Au-delà des impacts liés au froid, ces situations concourent à l’utilisation de chauffage mobile d’appoint ou de fortune (brasero…), à l’obturation des entrées/sorties d’air qui entrainent l’accumulation des polluants de l’air intérieur et des taux d’humidité élevé. Par ailleurs, le contexte actuel de changement climatique va également renforcer la problématique du confort d’été et ses conséquences sur la santé mentale et physique des habitants.

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