Particular difficulties faced by GPs with young adults who will attempt suicide: a cross-sectional study
BACKGROUND : Suicide is a major public health problem in young people. General Practitioners (GPs) play a central role in suicide prevention. However data about how physicians deal with suicidal youths are lacking. This study aims to compare young adult suicide attempters (from 18 to 39 years old) with older adults in a primary care setting. METHODS : A cross-sectional study was carried. All suicide attempts (N=270) reported to the French Sentinel surveillance System from 2009 to 2011 were considered. We conducted comparison of data on the last GP's consultation and GPs" management in the last three months between young adults and older adults. RESULTS : In comparison with older adults, young adults consulted their GP less frequently in the month preceding the suicidal attempt (40.9 vs. 64.6%, p=.01). During the last consultation prior to the suicidal attempt, they expressed suicidal ideas less frequently (11.3 vs. 21.9%, p=.03). In the year preceding the suicidal attempt, GPs identified depression significantly less often (42.0 vs. 63.4%, p=.001). In the preceding three months, GPs realized significantly less interventions: less psychological support (37.5 vs. 53.0%, p=.02), prescribed less antidepressants (28.6 vs. 54.8%, p<.0001) or psychotropic drugs (39.1 vs. 52.9%, p=.03) and made fewer attempts to refer to a mental health specialist (33.3 vs. 45.5%, p=.05). CONCLUSION : With young adults who subsequently attempt suicide, GPs face particular difficulties compared to older adults, as a significant proportion of young adults were not seen in the previous six months, as GPs identified less depressions in the preceding year and were less active in managing in the preceding three months. Medical training and continuing medical education should include better instruction on challenges relative to addressing suicide risk in this particular population. (R.A.) Traduction du résumé : Le suicide est un problème majeur de santé publique chez les jeunes. Les médecins généralistes (MG) jouent un rôle crucial dans la prévention du suicide. Pourtant, il n'existe pas de données suffisantes sur la façon dont les médecins traitent les jeunes suicidaires. Cette étude vise à comparer la prise en charge des tentatives de suicides des jeunes adultes (âgés de 18 à 39 ans) avec celle des personnes plus âgées en soins de santé primaire. Méthodes : Une étude transversale a été réalisée. Toutes les tentatives de suicide (N = 270) signalées au système français de surveillance des médecins sentinelle entre 2009 et 2011 ont été incluses. Nous avons effectué la comparaison des données entre jeunes adultes et personnes plus âgées concernant la dernière consultation avec le MG et la gestion des tentatives de suicide (TS) par les MG au cours des trois derniers mois. Résultats : En comparaison avec les personnes plus âgées, les jeunes adultes ont consulté leur médecin généraliste moins fréquemment au cours du mois précédant la TS (40,9 vs 64,6 %, p = 0,01). Lors de la dernière consultation précédant la TS, les jeunes adultes ont exprimé moins fréquemment des idées suicidaires par rapport aux adultes plus âgés (11,3 vs 21,9%, p = 0,03). Au cours de l'année précédant la TS, une dépression a été diagnostiquée significativement moins souvent chez les jeunes adultes (42,0 vs 63,4 %, p = 0,001). Au cours des trois mois précédant la TS, les médecins ont réalisé moins d'interventions auprès des jeunes adultes : soutien psychologique moindre (37,5 vs 53,0 %, p = 0,02), moins de prescriptions d'antidépresseurs (28,6 vs 54,8 %, p <0,0001) ou d'autres psychotropes (39,1 vs. 52,9 %, p=0,03) et ils ont moins souvent tenté de référer le patient à un professionnel en santé mentale (33,3 vs. 45,5%, p=0,05). Conclusion : la prise en charge des jeunes adultes suicidaires pose des difficultés particulières aux MG par rapport à celle des adultes plus âgés. En effet, une proportion importante de jeunes adultes n'ont pas été consulté dans les six mois précédant la tentative de suicide, les MG ont moins souvent diagnostiqué une dépression au cours de l'année précédant la TS et ils étaient moins actifs dans la prise en charge des jeunes patients au cours des trois mois précédant la TS. Les formations médicales initiale et continue doivent viser à transmettre une meilleure connaissance sur les enjeux relatifs à l'évaluation du risque suicidaire dans cette population particulière. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)
Auteur(s) : Younes N, Chan Chee C, Turbelin C, Hanslik T, Passerieux C, Melchior M
Année de publication : 2013
Pages : 6 p.
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