Points clés
Infections à VIH
- Le dépistage du VIH continue de progresser en Nouvelle-Aquitaine avec néanmoins une augmentation plus modérée par rapport aux années précédentes. Environ 760 000 sérologies VIH ont été réalisées en 2024 dans la région. Une part importante de ces dépistages (30 %) a été réalisée dans le cadre du dispositif VIHTest, sans ordonnance et sans avance de frais. Ce dispositif est fortement plébiscité par les jeunes, notamment depuis l’élargissement de ce dispositif aux IST (MonTestIST), en septembre 2024. En 2024, les découvertes de séropositivité semblent enfin se stabiliser après la progression observée depuis 2021. Cette tendance à la baisse s’observe aussi au niveau de l’incidence du VIH, particulièrement chez les HSH et chez les personnes hétérosexuelles nées en France.
- Les progrès dans la lutte contre le VIH sont ainsi visibles dans la région, comme en témoigne la tenance à la baisse des découvertes des séropositivité malgré la poursuite de la progression du dépistage du VIH, la baisse de l’incidence du VIH et l’atteinte des objectifs de la cascade 95-95-95 (96 % des personnes vivant avec le VIH sont diagnostiquées, parmi elles 97 % sont sous traitement antirétroviral, avec une charge virale indétectable (au seuil de 200/mm3) pour 98 % d’entre elles). Néanmoins, fin 2024, environ 480 personnes contaminées par le VIH seraient non diagnostiquées dans la région, principalement chez les HSH nés en France. Par ailleurs, la proportion des découvertes à un stade avancé (sida, CD4<200/mm3) ne diminue pas. Les efforts en termes de dépistage des populations les plus exposées au VIH doivent se poursuivre.
Infections à Chlamydia trachomatis, gonocoques et syphilis
- En Nouvelle-Aquitaine, les infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes à Chlamydia trachomatis (Ct), gonocoques, et syphilis sont de mieux en mieux dépistées avec environ 300 000 dépistages enregistrés pour chacune de ces IST en 2024. La progression du dépistage est visible pour toutes les IST, quelle que soit la population, avec une augmentation plus marquée chez les hommes, et les 50 ans et plus. Néanmoins, les femmes et les jeunes de 15-25 ans restent les populations qui présentent les meilleurs taux de dépistage.
- En 2024, environ 5 400 infections à Ct, 1 900 infections à Gonocoques et 470 infections à Syphilis ont été diagnostiquées. Les taux de diagnostics étaient tous supérieurs aux taux observés en France hexagonale hors Ile de France (entre +13% et +17%). Une augmentation des diagnostics des infections à Ct et à gonocoques est observée chez les hommes, particulièrement chez ceux âgés entre 15 et 25 ans, et de plus de 50 ans. L’augmentation de ces diagnostics est en partie proportionnelle à la progression des dépistages dans ces populations, excepté pour les gonocoques où la progression des diagnostics est plus élevée que celle du dépistage. Ces éléments sont ainsi en faveur d’une hausse des infections à gonocoques chez les hommes.
Hépatite B
- L’activité de dépistage de l’hépatite B est également élevée et progresse dans la région. Plus de 410 000 personnes ont été dépistées pour cette infection en Nouvelle-Aquitaine en 2024. La population dépistée en population générale est constituée majoritairement de femmes, et de personnes de moins de 40 ans. Dans une moindre mesure, le dépistage de l’hépatite B est également réalisé dans les Cegidd ; il concerne le plus souvent des hommes, et les personnes âgées entre 20 et 29 ans. Malgré un dépistage important, les personnes les plus exposées au risque d’infection ne sont probablement pas assez ciblées car les patients infectés par l’hépatite B sont majoritairement des hommes âgés de 40 ans ou plus. Par ailleurs, dans les Cegidd, le taux de positivité pour les hépatites B est plus élevé chez les hommes de 30 ans et plus, alors que le dépistage est principalement réalisé chez ceux âgés de moins de 30 ans.
- L’amélioration des stratégies de dépistage de l’hépatite B paraît indispensable afin de mieux cibler les populations à risque, notamment les hommes de plus de 30 ans.


