Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes en Occitanie. Bilan de la couverture vaccinale en 2025.
Points clés
Chez les nourrissons
- L’obligation vaccinale contre les méningocoques ACWY mise en place depuis le 1er janvier 2025 chez les nourrissons suite à l’augmentation des cas d’infections invasives à méningocoques de types W et Y, a permis d’atteindre une couverture vaccinale élevée avec 88,5 % des nourrissons nés en 2025 ayant reçu la première dose de vaccin contre les méningocoques ACWY. Chez les enfants nés en 2024, avant le remplacement de la vaccination contre le méningocoque C par la vaccination ACWY, 78,4 % avaient reçu au moins une dose de vaccin méningococcique tétravalent ACWY à l’âge de 21 mois. Cette couverture vaccinale à 21 mois est inférieure à celle estimée en 2024 (pour les enfants nés en 2023) contre le méningocoque C monovalent (88,2 %). Rappelons qu’une vaccination commencée avec un vaccin monovalent C avant le 1er janvier 2025 chez les nourrissons doit être poursuivie avec un vaccin tétravalent ACWY.
- En 2025, année de la mise en oeuvre de l’obligation vaccinale contre les méningocoques B chez les nourrissons jusqu’à l’âge de 2 ans, la couverture vaccinale contre ces infections a nettement progressé avec 62,5 % des nourrissons nés en 2024 (âgés de 21 mois) à jour de leur vaccination (contre 52,4 % en 2024), taux inférieur au taux de 66,3 % au niveau national.
- Les couvertures vaccinales pour les autres vaccinations obligatoires du nourrisson sont globalement élevées (>90 %) à l’exception de la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, pour laquelle la couverture vaccinale à 2 doses est de 87,5 %. Les couvertures vaccinales pour ces vaccinations restent inférieures à l’objectif cible de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le contexte de la reprise de circulation du virus rougeoleux en France depuis 2024, il convient de rappeler que la couverture vaccinale des deux doses contre la rougeole, les oreillons et la rubéole doit dépasser cet objectif pour interrompre la circulation du virus qui peut conduire à des décès chez des personnes vulnérables. La vérification et la mise à jour de cette vaccination sont primordiales, chez les enfants et les adultes jeunes.
- On note des disparités départementales au sein de la région : l’Ariège, les Pyrénées-Orientales et les Hautes-Pyrénées étant les départements pour lesquelles les couvertures vaccinales étaient souvent les plus faibles.
Chez les adolescents et les jeunes adultes
- Face à la gravité potentielle et la fréquence accrue des infections invasives à méningocoques à l’adolescence, la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée chez les adolescents, avec un rattrapage chez les jeunes adultes. En 2025, seuls 14,9 % des 11-14 ans et 6,1 % des 15-24 ans avaient reçu une dose de ce vaccin, taux inférieurs à ceux du niveau national. La vaccination contre les méningocoques ACWY doit s’intensifier dans cette tranche d’âge. L’intégration de cette vaccination dans les campagnes menées au collège à partir de 2026 permettra de renforcer la protection des jeunes face à ces infections. Les efforts pour améliorer la couverture vaccinale doivent se poursuivre afin d’atteindre une immunité de groupe et réduire la circulation des méningocoques dans les autres classes d’âge.
- La couverture vaccinale contre les infections à papillomavirus (HPV) continue de progresser avec respectivement 50,8 % des filles et 31,9 % des garçons âgés de 16 ans en 2025, vaccinés avec un schéma complet. Ces taux sont proches du niveau national. L’écart de couverture vaccinale entre les filles et les garçons continue de se réduire. Cette progression est encourageante, mais la couverture vaccinale reste encore insuffisante pour réduire l’incidence des cancers liés à ces infections (cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, de l’anus, du pénis et de la gorge). L’objectif national fixé par la stratégie décennale de lutte contre les cancers est de 80 % chez les filles et les garçons d’ici 2030. Les efforts doivent aussi se poursuivre pour accélérer la progression de la vaccination contre les HPV afin d’atteindre cet objectif en s’appuyant sur les campagnes de vaccination au collège et en renforçant les messages sur l’importance de la vaccination des garçons. Vacciner les garçons est aussi essentiel que vacciner les filles : cela participe à une protection équitable et durable.
Adhésion vaccinale
Selon le Baromètre Santé publique France 2024, l’adhésion à la vaccination se maintient à un niveau moins élevé par rapport au niveau national, notamment chez les jeunes avec 79,8 % des 18-25 ans se déclarant favorables à la vaccination en général (contre 83,5 % en France).
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