Surveillance sanitaire dans les Hauts-de-France. Point au 5 mars 2021.

Points clés

COVID-19

Dans les Hauts-de-France, du 22 au 28 février 2021 (semaine 8), 20 368 nouveaux cas d’infection à SARS-COV2 ont été diagnostiqués (versus 18 186 cas sur la période du 15 au 21 février), soit un taux d’incidence (TI) régional estimé à 342 cas/100 000 habitants. En semaine 8, la situation épidémiologique continue de se dégrader (+12%) par rapport à la semaine 7. Le taux de positivité (9,3%) est aussi en augmentation et très supérieur au seuil d’alerte de 5 % dans un contexte de stabilisation du taux de dépistage. La circulation du SARS-CoV-2 dans la région continue de s’intensifier et s’étendre géographiquement à l’origine d’une progression importante et continue de la circulation des variants, plus transmissibles et sous surveillance renforcée, notamment le variant V1 identifié la semaine dernière dans les deux tiers des PCR positives criblées. La progression épidémique touche toutes les classes d’âges et particulièrement les classes d’âge actives 20-59 ans chez qui on observe une hausse du taux de positivité, mais touche aussi les plus vulnérables (65 ans et plus), notamment dans le département du Pas-de-Calais. En France métropolitaine, c’est dans les Hauts-de-France que la progression épidémique a été la plus forte en semaines 7 et 8, avec un taux de reproduction significativement supérieur à 1 (R-eff Sidep : 1,15 [1,13-1,16]).

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Bronchiolite

En semaine S08-2021, l’activité pour bronchiolites était en augmentation pour la deuxième semaine consécutive à SOS Médecins. En hausse depuis plusieurs semaines dans les services d’urgences, elle poursuivait également son augmentation en semaine S08-2021, à des niveaux encore modérés pour les deux sources. Le nombre de VRS isolés chez des patients hospitalisés dans les CHU de Lille et d’Amiens était en diminution, tandis que la circulation des autres virus respiratoires (rhinovirus et entérovirus) était stable. L’activité des deux Réseaux Bronchiolites le week-end du 27-28 février était en légère hausse, à des niveaux modérés. Ainsi, après plus de 14 semaines de retard du démarrage de l’épidémie due en partie au renforcement et l’adhésion aux mesures barrières actuellement en vigueur dans le cadre de l’épidémie de COVID-19, on observe depuis la semaine S06-2021, une nette augmentation de l’activité pour bronchiolite. Elle devrait s’accentuer dans les semaines à venir et la région est actuellement en phase pré-épidémique.

Grippe

Depuis la reprise de la surveillance de la grippe, on n’observe pas d’activité grippale dans les recours à SOS Médecins ou aux services d’urgences. L’incidence des syndromes grippaux estimée par le réseau Sentinelles était stable ces dernières semaines, à un niveau faible. Aucun virus grippal n’a été, pour le moment, isolé chez les patients hospitalisés dans les CHU de Lille et d’Amiens.

Gastro-entérites

Ces dernières semaines, l’activité des SOS Médecins pour GEA était stable chez les moins de 5 ans et tous âges, à un niveau modéré. En revanche, elle était en augmentation ces dernières semaines dans les services d’urgences chez les tous âges et stable chez les moins de 5 ans à des niveaux encore faibles, actuellement inférieurs à ceux observés les années précédentes. Cela peut probablement être mis au crédit du renforcement des mesures d’hygiène dans le cadre de l’épidémie de COVID-19. L’incidence des diarrhées aigües estimée par le réseau Sentinelles était en augmentation en semaine S07-2021. Un seul virus entérique a été isolé chez des patients hospitalisés au CHU d’Amiens en semaine S08-2021, aucun au CHU de Lille.

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