Surveillance sanitaire dans les Hauts-de-France. Point au 17 décembre 2020.

Points clés

Covid-19

  • Dans les Hauts-de-France, on observe pour la première fois depuis plusieurs semaines une reprise épidémique avec une hausse significative, depuis la semaine dernière, du taux d’incidence régional et des paramètres de la dynamique épidémique. La situation évolue défavorablement et rapidement dans les 3 départements situés au sud de la région (Aisne, Oise et Somme), moins touchés par la 2ème vague de l’épidémie et peut-être moins vigilants. Elle demeure stable et très précaire avec des taux d’incidence très élevés sur la plupart des secteurs très urbanisés du Nord et du Pas-de Calais. Le taux de positivité demeure supérieur à 5% dans tous les départements dans un contexte de hausse globale du taux de dépistage. Au niveau départemental, on observe également une hausse significative des taux d’incidence dans les départements de l’ex-Picardie (Aisne, Oise, Somme).

  • La circulation virale demeure élevée mais stable chez les plus jeunes (< 30 ans) et chez les plus de 65 ans. En revanche, elle augmente significativement dans les classes d’âge intermédiaires actives (30-49 ans et 50-69 ans).

  • Une sensibilisation à l’évolution défavorable de la situation épidémiologique et la nécessité de renforcer les mesures de prudence, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année, a été réalisée au niveau régional par l’ARS Hauts-de-France.

  • Une attention particulière doit être portée à la situation épidémiologique qui s’améliore très lentement dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux, très sévèrement touchés par cette 2ème vague.

  • Si l’amélioration de ces dernières semaines avait permis de lever la pression sur l’offre de soins, le niveau élevé de circulation virale dans les Hauts-de-France et la reprise épidémique dans le sud de la région doit inciter à la plus grande vigilance car, avec la levée du confinement et dans la perspective des regroupements familiaux des fêtes de fin d’année, la dégradation actuelle de la situation épidémiologique doit être considérée à haut risque de redémarrage rapide de l’épidémie.

Bronchiolite (phase non épidémique)

  • En semaine S50, l’activité pour bronchiolite était en légère diminution chez les SOS Médecins et en légère augmentation dans les services d’urgences, à un niveau modéré pour les deux sources. Six virus respiratoires syncytiaux (VRS) ont été isolés chez des patients hospitalisés au CHU d’Amiens, aucun au CHRU de Lille. La circulation des autres virus respiratoires (rhinovirus et entérovirus) était stable en semaine 50, à un niveau faible. L’activité des deux Réseaux Bronchiolite de la région, au cours du week-end des 12-13 décembre, était en légère augmentation à un niveau modéré, nettement inférieur aussi à celui observé au cours des années précédentes à la même période. Le renforcement et l’adhésion aux mesures barrières actuellement en vigueur dans le cadre de l’épidémie de COVID-19 contribuent aussi à la diminution de la transmission des autres virus respiratoires.

Grippe (phase non épidémique)

  • Depuis la reprise de la surveillance de la grippe, les recours pour syndromes grippaux à SOS Médecins et aux urgences sont à un niveau faible et stable, inférieur à celui observé à la même période au cours des saisons précédentes. L’incidence des syndromes grippaux estimée par le réseau Sentinelles reste stable en semaine S50. Aucun virus grippal n’a été pour le moment été isolé chez les patients hospitalisés aux CHU d’Amiens et CHRU de Lille. La campagne de vaccination antigrippale est en cours et, étant donné l’absence d’activité grippale actuellement en France métropolitaine et dans la région, il est toujours temps, pour les personnes éligibles à la vaccination, de se faire vacciner.

Gastroentérite (activité faible)

  • En semaine S-50, l’activité pour GEA reste faible et globalement stable dans les recours aux d’urgences et à SOS Médecins. Comparé aux saisons précédentes, le niveau des recours pour GEA est nettement inférieur, ce qui est peut être mis au crédit du renforcement des mesures d’hygiène dans le cadre de l’épidémie de Covid-19. L’incidence des diarrhées aigües estimée par le réseau Sentinelles est en nette augmentation. En semaine S-50, un seul virus entérique a été isolé chez des patients hospitalisés au CHU d’Amiens et aucun au CHRU de Lille.

En relation avec

Nos dernières actualités

actualité

Enquête « Rapport au sexe » (ERAS) 2026 à destination des hommes ayant des...

actualité

Hervé Maisonneuve nommé référent à l’intégrité scientifique pour trois ans

Visuel illustratif

actualité

Baromètre de Santé publique France 2026 : lancement de l’enquête