Bulletin de santé publique alcool en région Centre - Val-de-Loire
Points clés
En 2017 en Centre-Val de Loire chez les 18-75 ans, la prévalence standardisée de la consommation quotidienne d’alcool était estimée à 10,3 % et la prévalence brute à 11,1 % (France Métro. = 10,0 %). La prévalence standardisée des alcoolisations ponctuelles importantes (API) mensuelles était estimée à de 15,9 % et la prévalence brute à 15,5 % (France Métro. = 16,2 %).
La part de consommateurs quotidiens était plus important chez les hommes (16,2 %) que chez les femmes (4,7 %) et augmentait avec âge (2,6 % chez les 18-30 ans et 25,5 % chez les 60-75 ans). La part d’API mensuelles était également plus importante chez les hommes (25,5 %) que chez les femmes (6,1 %) mais diminuait avec l’âge (26,1 % chez les 18-30 ans et 7,3 % chez les 60-75 ans).
En 2017, en Centre-Val de Loire, 86,1 % des jeunes de 17 ans avait expérimenté au moins une fois l’alcool et 7,9 % en avait une consommation régulière, des taux comparables à la France Métropolitaine (resp. 85,7 % et 8,4 %) ; 13,7 % des jeunes âgés de 17 ans avait des API répétées, un taux significativement plus bas que celui de la Métropole (16,4 %).
En 2017, les pathologies en lien direct avec l’alcool représentaient 1,16 % des passages aux urgences dans la région (1,38 % en France). Cette part d’activité était plus importante chez les hommes (1,75 %) que chez les femmes (0,59 %) et chez les personnes âgées de 46-60 ans (Hommes : 4,18 % / Femmes : 1,69 %). Les recours aux urgences pour pathologies en lien direct avec l’alcool étaient plus importants dans le Cher (Hommes : 2,46 % / Femmes : 0,89 %) et l’Indre (Hommes : 2,41 % / Femmes : 0,88 %).
Entre 2007 et 2016, l’incidence du cancer des lèvres, de la bouche et du pharynx était de 4,7 pour 100 000 personnes-années chez la femme et 20,5 chez l’homme. Chez l’homme, l’incidence était plus élevée dans le Cher (25,0) qu’en France (20,3). Entre 2007 et 2014, la mortalité par cancer lèvres-bouche-pharynx était estimée à 1,1 personnes-années chez la femme et 6,3 chez l’homme. Chez l’homme, la mortalité était significativement plus élevée dans le Cher (8,7) et l’Eure-et-Loire (6,8) qu’en France (5,9).
Entre 2007 et 2016, l’incidence du cancer de l’œsophage était de 1,5 pour 100 000 personnes-années chez la femme et 7,2 chez l’homme. Entre 2007 et 2014, la mortalité par cancer de l’œsophage était estimée à 0,9 personnes-années chez la femme et 5,4 chez l’homme. Chez l’homme, la mortalité était significativement plus élevée dans le Cher (6,4) et l’Indre (7,6) qu’en France (5,2).
Entre 2013 et 2015, la mortalité par les principales pathologies directement liées à l’alcool était estimée à 12,1 pour 100 000 habitants chez la femme (France = 12,0) et 52,2 chez l’homme (France = 49,2). Les taux standardisés de mortalité étaient particulièrement élevés dans le Cher, chez la femme (14,8) et chez l’homme (49,2).
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