Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 23 février 2012. 

A la Une - Impact sanitaire de la récente vague de froid

Une vague de froid a sévi dans les régions Bourgogne et Franche-Comté du 1er au 13 février 2012 avec des températures situées dans la catégorie grand froid (température minimale ressentie entre -10°C et -18°C et maximale inférieure à 0°C) et parfois dans la catégorie froid extrême (température minimale ressentie inférieure -18°C et maximale inférieure à 0°C). Le froid extrême a sévi à Pontarlier du 3 au 13 février et les périodes de grand froid ont été souvent proches du froid extrême.Ces conditions climatiques sont susceptibles d'entraîner des conséquences sanitaires1 immédiates et/ou différées (jusqu'à trois semaines) : engelures (gelures superficielles, gelures avec nécrose des tissus, gelures de parties multiples du corps et sans précision), hypothermies, asthme et état de mal asthmatique, syndrome de Raynaud jusqu'à j+1, angine de poitrine, troubles du rythme cardiaque, embolies pulmonaires jusqu'à j+2, intoxications au monoxyde de carbone (CO) jusqu'à j+3, ischémies cérébrales et cardiaques jusqu'à j+10, pathologies respiratoires (pneumonies) jusqu'à j+21. Cet impact sanitaire peut être évalué par l'InVS à partir des données médicales de passages aux urgences (Sursaud®) et des données d'intoxication au CO des Centres Antipoison et de Toxicovigilance (CAPTV).En Bourgogne et en Franche-Comté, la surveillance des pathologies en lien direct avec le froid, montre une augmentation du nombre de passages pour hypothermies aux services d'urgence des établissements participants au réseau Sursaud® lors des semaines 5-6 et correspond à ce que l'on peut attendre dans un contexte hivernal avec une telle baisse des températures. Un pic de traumatismes a été observé le 12 février dans un service d'urgences du Jura. Par ailleurs, la Cire a observé des augmentations restreintes ces 3 dernières semaines, mais elles ont précédé la vague de froid pour les pathologies cardiovasculaires et surviennent au début de l'épidémie de grippe pour les pathologies respiratoires. Les cas d'intoxications au CO enregistrés par les Agences Régionales de Santé (Siroco) ont augmenté classiquement cet hiver, sans recrudescence imputable à la période de grand froid.Enfin, une augmentation des admissions aux urgences hospitalières des 75 ans et plus a été observée en France, notamment dans le sud, mais reste relativement modérée en Bourgogne (+21 % en semaine 7 du 13 février par rapport aux deux semaines précédentes) et en Franche-Comté (+6 %). L'analyse des indicateurs Sursaud® ne montre donc pas d'impact particulier de cet épisode de froid exceptionnel dans nos deux régions et restera limitée concernant l''impact potentiel sur les pathologies respiratoires du fait de l'émergence de l'épidémie de grippe depuis la semaine dernière.

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