COVID-19 : point épidémiologique en Auvergne-Rhône-Alpes du 15 octobre 2020
Points clés
Avec plus de 20 000 nouveaux cas confirmés d’infection à SARS-CoV-2 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en semaine 41 (5 au 11 octobre 2020), les indicateurs épidémiologiques de la COVID-19 connaissent une augmentation rapide, la plus importante depuis le déconfinement, avec à présent un impact significatif au niveau hospitalier.
Le taux d’incidence des infections à SARS-CoV-2 est en augmentation de 77% en semaine 41 (+14% entre les semaines 39 et 40) alors que le taux de dépistage augmente à nouveau mais de façon moindre (+25% en semaine 41). Le taux de positivité continue de progresser pour s’établir à 15% en semaine 41 (10,6% en semaine 40). Cette augmentation de l’incidence touche toutes les classes d’âge et plus particulièrement les plus de 75 ans. Tous les départements ainsi que les métropoles de la région enregistrent une hausse rapide de l’incidence des infections à SARS-CoV-2. Ces tendances peuvent être expliquées partiellement par la stratégie de ciblage des patients symptomatiques dont la part a augmenté mais sont aussi liées à une augmentation réelle des transmissions du SARS-CoV-2 comme en témoigne l’impact hospitalier et l’augmentation des autres indicateurs épidémiologiques comme les actes SOS Médecins et le taux de consultations auprès des médecins du Réseau Sentinelles.
En effet, les passages aux urgences progressent de près de 50% en semaine 41. Plus de 800 nouvelles hospitalisations pour COVID-19 sont survenues en semaine 41 dans la région, soit une augmentation de 41%, principalement portée par les établissements de la Loire, de l’Isère et du Rhône. L’impact sur les services de réanimation est à présent significatif avec cependant une augmentation moindre de ce type d’hospitalisation (+15% en semaine 41). Le nombre de décès hospitaliers augmente en faible proportion (+6%).
La situation en Ehpad et autres établissements-médicaux sociaux devient très préoccupante avec un nombre de clusters rapportés toujours important mais surtout des signalements et un nombre des cas confirmés parmi les résidents et les personnels en très forte progression en semaine 41. Les clusters en établissements scolaires et universitaires avec une moyenne de cas par cluster élevée, dans les établissements de santé et en milieu familial élargi, sont toujours nombreux.
A l’échelle de la métropole, la région ARA présente le taux d’incidence le plus élevé après l’Ile de France et occupe la 3e place en taux d’incidence d’hospitalisation décroissant après l’Ile de France et la région PACA. A l’échelle de la région, laLoire, le Rhône et de l’Isère restent les départements les plus impactés par l’épidémie. Ils font partie des départements métropolitains présentant les taux d’incidence et/ou les taux de positivité les plus élevés. Ces trois départements présentent également des taux d’incidence d’hospitalisations élevé. Enfin, des excès de mortalité toutes causes modérés sont observés depuis la semaine 38 à l’échelle de la région, du Rhône et de la Loire selon les semaines.
Dans ce contexte de forte progression de l’épidémie, les mesures de prévention comportementales restent essentielles. Le respect des gestes barrières, l’utilisation du masque, la distanciation physique et l’hygiène (lavage des mains) doivent êtreappliquées avec rigueur, y compris par les moins fragiles, qui contribuent à la diffusion du virus vers les personnes plus vulnérables (personnes âgées, personnes présentant des comorbidités) qui sont les plus à risque de complications ou de formes graves de la COVID-19.
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