Bulletin de santé publique alcool en Auvergne-Rhône-Alpes. Janvier 2020.
Points clés
Données de consommation 2017 :
● Parmi les adultes de 18-75 ans, près de 9 personnes sur 10 (87 %) déclaraient avoir bu de l’alcool au moins une fois dans l’année : 45 % en consommaient moins d’une fois par semaine, 32 % au moins une fois par semaine et 10 % au quotidien.
● La consommation quotidienne d’alcool avait fortement baissé depuis l’année 2000 (où elle était de 20 %). Consommer de l’alcool tous les jours était plus fréquent chez les adultes de plus de 60 ans et chez les personnes ayant un niveau d’étude inférieur au baccalauréat.
● La consommation de boissons alcoolisées était plus importante chez les hommes, ceux-ci étant trois fois plus nombreux à en consommer quotidiennement (15 % vs 5 % parmi les femmes) et près de deux fois plus nombreux à en boire au moins une fois par semaine (41 % vs 24 %).
● La fréquence des alcoolisations ponctuelles importantes (API) mensuelles avait augmenté ces dix dernières années, surtout chez les femmes (de 4% en 2005 à 9% en 2017), bien qu’elle restait largement inférieure à celle des hommes (26% en 2017). Les API concernaient préférentiellement les adultes de moins de 45 ans, plus particulièrement les moins de 30 ans.
● Les consommations d’alcool chez les adultes de la région Auvergne-Rhône-Alpes étaient comparables aux moyennes des autres régions métropolitaines, alors que chez les jeunes de 17 ans elles étaient significativement supérieures quels que soient les modes de consommation (expérimentation : 87% vs 86% ; usage régulier d’alcool ; 9,6 vs 8,4% ; API répétées : 18% vs 16%).
Indicateurs d’effets sanitaires :
● Près de 20 000 passages aux urgences étaient en lien direct avec l’alcool en 2017, soit un peu plus de 1 % des passages toutes causes confondues. Il s’agissait en majorité d’intoxications éthyliques aigues. Les taux de passage étaient plus élevés chez les hommes et pour la tranche d’âge 46-60 ans.
● Cancers liés à l’alcool (lèvre-bouche-pharynx, œsophage et larynx) et mortalité par les principales pathologies liées à l’alcool : les hommes étaient beaucoup plus touchés que les femmes. Les taux régionaux étaient presque toujours inférieurs aux moyennes de France métropolitaine. Les taux départementaux étaient hétérogènes d’un département à l’autre de la région ; globalement, les départements de l’ex-région Auvergne étaient plus concernés.
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