dossier thématique
Maladies à transmission vectorielle
Les maladies à transmission vectorielle sont des maladies infectieuses transmises par des vecteurs, essentiellement insectes et acariens hématophages. Santé publique France participe à leur...
Les arboviroses sont des maladies virales transmis par un vecteur de type moustique ou tique à des hôtes animaux ou humains. Comme chaque année, entre le 1er mai et le 30 novembre, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière du chikungunya, de la dengue et du zika en France métropolitaine et rappelle les gestes à adopter pour se protéger des piqûres de moustiques.
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Les maladies à transmission vectorielle sont des maladies infectieuses transmises par des vecteurs, essentiellement insectes et acariens hématophages. Santé publique France participe à leur...
La dengue, le zika et le chikungunya sont trois arboviroses ou maladies virales transmises par un moustique vecteur, Aedes albopictus (appelé aussi moustique tigre). Implanté dans plusieurs régions françaises, la présence du moustique tigre s’étend sur l’ensemble du territoire depuis 2004. Fin 2021, 67 des 96 départements métropolitains étaient colonisés. Chaque année, du 1er mai au 30 novembre, Santé publique France coordonne la surveillance renforcée saisonnière de ces maladies dans les départements métropolitains, en lien avec les agences régionales de santé et les Centres nationaux de référence, et publie chaque semaine les chiffres clés identifiés sur le territoire. Des points spécifiques régionaux sont également publiés dans les régions où le moustique tigre circule.
Du 1er mai 2022 au 20 mai 2022, ont été identifiés en France métropolitaine :
13 cas importés de dengue ; tous ont été diagnostiqués dans des départements avec implantation documentée d’Aedes albopictus
0 cas importés de chikungunya
0 cas importé de zika
En savoir plus : Chikungunya, dengue et zika - Données de la surveillance renforcée en France métropolitaine en 2022
La surveillance épidémiologique permet de réduire le risque de développement de foyer de transmission voire d’épidémie dues à ces virus. En effet, l’identification de cas humain déclenche immédiatement des investigations et des actions de prévention.
La surveillance entomologique (des moustiques) qui lui est associée permet de ralentir la colonisation du moustique dans les départements qui ne le sont pas encore et de limiter la contamination. En effet, les femelles pondent leurs œufs dans des gîtes où la présence d’eau stagnante est nécessaire au développement larvaire : vases, soucoupes, pneus usagés, gouttières mal vidées, déchets divers contenant de l’eau stagnante, mais aussi creux d’arbres, certaines plantes susceptibles de former une rétention d’eau (bambous, etc.).
L’ensemble de cette surveillance a pour objectif de permettre une intervention rapide des services du lutte antivectorielle autour des cas humains potentiellement virémiques dans les zones où le moustique est présent et de prévenir un cycle de transmission local.
Pour détecter les risques de transmission, la surveillance repose sur la déclaration obligatoire avec signalement de tout cas, importé ou autochtone, documenté biologiquement. Chaque signalement est effectué par les médecins et les laboratoires et déclenche une investigation épidémiologique et entomologique de manière immédiate.
Le signalement de la présence de ce moustique par les particuliers est la principale source d’information permettant de suivre la colonisation du territoire métropolitain. Il est possible de signaler sa présence sur le portail officiel des autorités sanitaires : signalement-moustique.anses.fr.
Pour se protéger et éviter de se faire piquer par des moustiques dans les régions où des cas de chikungunya, la dengue ou le zika ont été signalés, les bons gestes à adopter sont :
Porter des vêtements amples et couvrant
Utiliser des répulsifs anti-moustiques
Dormir sous une moustiquaire
Brancher des diffuseurs électriques
Utiliser des serpentins à l’extérieur
Au retours des régions où des cas ont été signalés, il est recommandé :
de consulter un médecin en cas de symptôme (douleurs articulaires, douleurs musculaires, maux de tête, d’éruption cutanée avec ou sans fièvre, conjonctivite…)
d’éviter de se faire piquer par un moustique et ainsi infecter de nouveaux moustiques de type Aedes qui pourraient contaminer une autre personne
En savoir plus :
Télécharger le dépliant "Chikungunya, dengue, zika : Voyagez en adoptant les bons gestes"
Le chikungunya, la dengue ou le zika sont des maladies infectieuses transmises par des vecteurs, des moustiques Aedes, Aedes albopictus en Europe.
L’infection est transmise par un moustique vecteur contaminé (en ayant préalablement prélevé le sang d’une personne infectée) qui peut, à l’occasion d’une autre piqûre, transmettre le virus à une nouvelle personne. Une personne infectée est "contaminante pour les moustiques" au moment où le virus est présent dans son sang (virémique).
Les symptômes de ces maladies se manifestent par une forte fièvre de début brutal. Elle est souvent accompagnée de frissons, de maux de tête, de douleur rétro-orbitaire de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et, de façon inconstante, d'une éruption cutanée.
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