Dépression et anxiété

La dépression et l’anxiété peuvent avoir un fort impact sur le quotidien dont les causes peuvent être nombreuses : évènements de vie significatifs (traumatismes, deuil, ruptures conjugales…), activité professionnelle…

Mis à jour le 29 septembre 2021

Dépression et anxiété : notre action

Les troubles dépressifs et les troubles anxieux représentent un problème de santé publique majeur. Santé publique France surveille leur fréquence au cours du temps et met en place des actions de prévention.

La surveillance épidémiologique de la dépression et de l'anxiété

L'existence de troubles dépressifs et anxieux peut être mesurée en population grâce à des enquêtes épidémiologiques, à l’aide de questionnaires conduits par des enquêteurs non cliniciens ou par auto-questionnaires. Ces enquêtes restent toutefois soumises aux limites liées au caractère déclaratif des troubles. 

Le repérage d’un trouble lors de telles enquêtes épidémiologiques n’équivaut pas à un diagnostic clinique, ni à un besoin de soins. Toutefois, la mesure répétée de ces troubles, confrontée à d'autres sources de données, permet de constituer des indicateurs utiles à leur surveillance épidémiologique au cours du temps.

Santé publique France produit ces indicateurs de surveillance par le biais d’enquêtes en population générale (comme les Baromètres santé) ou dans des milieux / populations spécifiques : milieu professionnel en général et au sein de certaines professions spécifiques (ex : agriculteurs).

Par ailleurs, l’analyse des données du SNDS permet de documenter la fréquence des troubles dépressifs et anxieux pris en charge dans les établissements ayant une autorisation en psychiatrie.

Focus COVID-19 : une surveillance renforcée face à la crise sanitaire 

Dans le cadre de l’épidémie de COVID-19, Santé publique France assure une surveillance épidémiologique de la santé mentale de la population. Des bulletins hebdomadaires de surveillance pour suivre l’évolution de la santé mentale sont publiés au niveau national et régional. Ils permettent, en plus du suivi d’autres indicateurs en santé mentale, d’étudier l’évolution des passages aux urgences pour gestes suicidaires et troubles anxieux à partir du réseau Oscour®.

En savoir plus :

Par ailleurs, Santé publique France a mis en œuvre des études spécifiques :

  • étude CoviPrev en population générale pour suivre les différentes dimensions de la santé mentale,
  • étude Confeado auprès des enfants et des adolescents,
  • étude Covimater auprès des femmes enceintes,
  • étude CovSa Familles 93 auprès des personnes vulnérabilisées,
  • étude Coset-Covid auprès des travailleurs indépendants et travailleurs du monde agricole.

Les principales enquêtes menées par Santé publique France :

En population générale

Baromètres de Santé publique France : un observatoire des comportements des Français pour orienter les politiques de prévention et d’information de la population

Les Baromètres de Santé publique France sont des enquêtes périodiques, menées depuis 1992, qui visent à mieux connaître les connaissances, les attitudes, les croyances et les comportements des personnes résidant en France afin de bâtir des interventions légitimes et efficaces. Ces enquêtes reposent sur l’interrogation d’échantillons représentatifs de la population. Les personnes interrogées sont tirées au sort.

En 2017, le Baromètre de Santé publique France a permis de mesurer la prévalence des épisodes dépressifs caractérisés chez les adultes âgés de 18 à 75 ans (Léon et coll., 2018) et de la décrire selon la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité. 

En savoir plus :

CoviPrev : évolution des comportements et de la santé mentale pendant l'épidémie de la COVID-19

En mars 2020, Santé publique France a lancé l'enquête CoviPrev afin de suivre l’évolution des comportements (gestes barrières, confinement, consommation d’alcool et de tabac, alimentation et activité physique) et de la santé mentale (bien-être, symptomatologie des troubles anxieux et dépressifs) en population générale. Plusieurs vagues d’enquêtes quantitatives sur échantillons indépendants de 2 000 personnes ont depuis été réalisées par auto-questionnaires à remplir en ligne. 

Enquête Anadep : la dépression

Il s’agit d’une enquête conduite en 2005 en population générale et spécifiquement consacrée à la dépression. Représentative des personnes âgées de 15 à 75 ans résidant en France métropolitaine, cette enquête transversale a été réalisée par téléphone auprès de 6 498 personnes (après tirage aléatoire de l’échantillon).

Objectifs :

  • estimer la prévalence de la dépression en France ;
  • explorer les différents facteurs sociodémographiques associés à la dépression, le recours aux soins, ainsi que les représentations de la population générale sur ce trouble de santé mentale.

En savoir plus : Chan Chee C, Beck F, Sapinho D, Guilbert P. La dépression en France. Enquête Anadep 2005. Saint-Denis : Institut national de prévention et d'éducation pour la santé ; 2009. 203 p.

En population spécifique

Enquete covimater : comportements et santé mentale des femmes enceintes pendant le confinement

Menée auprès de 500 femmes enceintes de 18 ans et plus vivant en France métropolitaine, l’enquête Covimater a ainsi permis de questionner leur vécu du confinement et la mise en œuvre des mesures de protection, les modifications dans le suivi de la grossesse et dans leurs échanges avec les professionnels de santé et leur santé mentale avant et pendant le confinement. 

Les analyses de cette enquête, publiées dans le courant de l’année 2021, apporteront un éclairage utile sur les principaux déterminants de l’adoption des mesures de protection et de la santé mentale chez les femmes enceintes en période de confinement pour identifier les cibles et les leviers d’intervention.

Enquete confeado : une étude qui donne la parole aux enfants et aux adolescents

Cette étude a été menée en partenariat avec l'hôpital Avicenne de Bobigny, l'Université Sorbonne Paris Nord, l'Inserm, l'Université de Tours, le Centre National de Ressources et de Résilience (CN2R), l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Observatoire National de la Protection de l’Enfance (ONPE) en partenariat avec le Conseil départemental de Loir-et-Cher, le Lab School Network, le CNRS et avec le soutien du Fonds Fédération Hospitalière de France (FHF).  

L’étude CONFEADO a pour objectifs d’évaluer l’état émotionnel et la résilience des enfants durant le confinement et le déconfinement en fonction de leurs conditions de vie durant cette période et de mesurer, pour les enfants concernés, un éventuel trouble de stress post traumatique au cas où un proche a été hospitalisé des suites de la COVID-19.

Conduite après la période de confinement (entre le 9 juin et le 14 septembre 2020), l’étude a permis d’interroger 1 153 enfants de 5 à 13 ans et 4 102 adolescents de 14 à 20 ans (dont 3 100 filles) et l’un de leurs parents. Les questions ont porté sur la manière dont ils ont vécu cette période, les stratégies qu’ils ont mises en place pour y faire face et l’impact de leurs conditions de vie sur leur santé mentale.

Enquête CovSa Familles 93 : étude socio-anthropologique sur des familles de Seine-Saint-Denis

L’épidémie de COVID-19 a diffusé de manière hétérogène sur le territoire national touchant davantage certaines zones déjà marquées par des inégalités sociales en santé. Santé publique France a souhaité approfondir la question en s’intéressant au quotidien des familles confinées dans le département de la Seine-Saint-Denis, territoire où le virus a intensément circulé et avec une surmortalité élevée.

Que se passait-t-il dans les familles ? Pour les enfants ? Comment chacun abordait-il cette situation affectivement, socialement ? Comment faire face à la perte de salaire ? Quelle idée se faisaient-elles de la prévention et comment anticipaient-elles les situations ? Quelle place accordaient-elles aux professionnels du champ socio-sanitaire ?

L’étude socio-anthropologique, CovSa Familles 93, menée par Santé publique France, avait pour objectifs de comprendre l’impact des déterminants sociaux sur le vécu, le moral et étudier les stratégies mises en place par les familles.

Enquêtes en milieu scolaire : épisode dépressif majeur chez les jeunes scolarisés

Ces enquêtes sont réalisées tous les 3 ans par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) depuis l’année scolaire 1999-2000. Elles sont conduites en alternance en grande section de maternelle, en cours moyen deuxième année (CM2) et en classe de troisième.

Objectifs : appréhender de façon répétée et régulière les problèmes de santé des enfants : surpoids, problèmes respiratoires, accidents de la vie courante, allergie, déficiences auditives. 

L’estimation de la prévalence de l’épisode dépressif caractérisé chez l’adolescent en classe de troisième a été réalisée au cours d’une enquête conduite en 2003-2004. L’échantillon national comprenait 7 110 élèves âgés de 15,1 ans en moyenne.

En savoir plus :

  • Chan Chee C, Guignon N, Delmas MC, Herbet JB, Gonzalez L. Estimation de la prévalence de l’épisode dépressif chez l’adolescent en France. Rev Epidemiol Santé Publique 2012;60(1):31-9.
  • Delmas MC, Guignon N, Chan Chee C, Fuhrman C, Herbet JB, Gonzalez L. Asthma and major depressive episode in adolescents in France. J Asthma 2011;48(6):640-6.

Étude Anaïs : santé mentale des personnes âgées en institution

L’étude pilote Anaïs (Alimentation, état nutritionnel et santé mentale des personnes âgées en institution) a été réalisée en 2010 par Santé publique France. 

Objectifs : évaluer la faisabilité d'une enquête destinée à décrire, en France métropolitaine, la situation nutritionnelle, la santé mentale et la consommation médicamenteuse des personnes âgées hébergées en institution.

Réalisée auprès de six structures d'hébergement de longue durée du département de l'Indre-et-Loire, cette étude pilote a permis d'identifier les freins les plus importants à la réalisation d’une telle enquête : 

  • le faible taux d'acceptation des tuteurs ;
  • la disponibilité relative des personnels des établissements enquêtés ;
  • l’extrême vulnérabilité des résidents en unité de soins de longue durée rendant difficile le recueil des données.

En savoir plus : Vernay M, Szego E, Deschamps V, Chan-Chee C. Anais - Étude de faisabilité 2010. Alimentation, état nutritionnel et santé mentale des personnes âgées en institution. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire - Université Paris 13 ; 2012. 31 p.

Samenta : enquête chez les personnes d’Île-de-France sans logement personnel

L’enquête Samenta (Santé mentale et addictions chez les personnes sans logement personnel d’Ile-de-France), conduite en 2009 par l’Observatoire du Samu social de Paris et l’Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avec le soutien de Santé publique France, a été menée auprès des personnes sans domicile dans la région Ile-de-France. 

Objectifs

  • estimer la prévalence des troubles psychiatriques et des addictions dans cette population spécifique ;
  • étudier les trajectoires sociales des personnes souffrant de ces troubles, leurs conditions de vie et le recours aux soins, afin d’envisager des voies d’amélioration dans l’offre de soins et d’accompagnement au logement.

En savoir plus :

  • Anne Laporte, Pierre Chauvin. Samenta : rapport sur la santé mentale et les addictions chez les personnes sans logement personnel d'Ile-de-France. Observatoire du Samu social, pp.227, 2004. ⟨inserm-00471925⟩
  • Site de l’Observatoire du Samu social de Paris. http://observatoire.samusocial-75.fr/index.php/fr/nos-enquetes/samenta
  • Chan Chee C, Guedj M, Retour sur le dispositif d’enquête et comparaison des résultats du MINI aux évaluations cliniques. Colloque Samenta, Paris, octobre 2011. [communication orale]
  • Chan Chee C. Présentation orale des résultats au congrès de l’European Psychiatric Association, Section Epidemiology and Social Psychiatry, juin 2010.

Surveillance portant sur la prise en charge des troubles de l’humeur et anxieux dans les établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie à partir des données du SNDS

Objectif : décrire la prise en charge des patients atteints de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux dans les établissements de santé ayant une activité autorisée en psychiatrie en France métropolitaine à partir des données de la base nationale de recueil d’informations médicalisées en psychiatrie (RIM-P).

Deux études ont ainsi été menées :

  • La première a porté sur toutes les personnes hospitalisées ou prises en charge en ambulatoire dans des établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie entre 2010 et 2014 et pour lesquelles un trouble bipolaire ou un trouble dépressif a été noté en diagnostic principal ou associé. 
  • La seconde a porté sur toutes les personnes hospitalisées ou prises en charge en ambulatoire dans des établissements ayant une activité autorisée en psychiatrie entre 2010 et 2014 et pour lesquelles au moins un trouble anxieux a été noté en diagnostic principal ou associé. 

En savoir plus :

En lien avec le milieu professionnel

Enquête Samotrace : souffrance psychique au travail

L’enquête Samotrace a été conduite entre janvier 2006 et mars 2008, grâce à la participation de 110 médecins du travail volontaires des régions Centre, Poitou-Charentes et Pays de la Loire. Ils ont constitué un échantillon de 6 056 salariés, dont 57 % d’hommes. La prévalence de la souffrance psychique a été mesurée grâce au questionnaire « General Health Questionnaire - 28 » (GHQ-28), développé par Goldberg et Hillier en 1978, pour dépister les troubles psychiatriques ou troubles psychiques mineurs en population générale ou chez des patients consultant dans des services de soins non psychiatriques. Le questionnaire GHQ-28 est composé d’items évaluant les symptômes relatifs à quatre domaines : la dépression, l’anxiété et l’insomnie, la désadaptation sociale et la somatisation.

En savoir plus :

  • Cohidon C, Murcia M. Samotrace - Volet "Épidémiologie en entreprise" Résultats intermédiaires à un an (3 000 questionnaires). Régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2007. 4 p.
  • Cohidon C, Arnaudo B, Murcia M. Mal-être et environnement psychosocial au travail : premiers résultats du programme Samotrace, volet entreprise, France. Bull Epidémiol Hebd 2009;(25-26):265-9.
  • Cohidon C, Rabet G, Murcia M, Khireddine-Medouni I, Imbernon E. Surveillance de la santé mentale au travail – Le programme Samotrace. Volet en entreprises. Régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, 2006-2008. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2016. 134 p.

Programme de surveillance des maladies à caractère professionnel (MCP) : souffrance psychique liée au travail

Les maladies à caractère professionnel (MCP) sont définies comme toute maladie susceptible d’être d’origine professionnelle et non reconnue en maladie professionnelle par un Régime de Sécurité sociale. Santé publique France et l'Inspection médicale du travail ont mis en place un programme de surveillance basé sur un réseau de médecins du travail volontaires et leurs équipes qui signalent deux fois par an, pendant deux semaines consécutives (dites « Quinzaine MCP »), l’ensemble des MCP rencontrées au cours de leurs visites médicales auprès des salariés. Huit régions françaises participent à ce programme : Bretagne, Centre-Val de-Loire, Guadeloupe, Grand-Est, Hauts-de-France, Martinique, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire.

Objectif : estimer les prévalences des affections jugées par les médecins du travail comme en lien avec le travail et notamment la souffrance psychique.

Un volet spécifique à la crise sanitaire a été ajouté au programme à la sortie du confinement de mars 2020 avec pour objectif de recenser les cas de souffrance psychique associés à une exposition professionnelle en lien avec la crise sanitaire (télétravail, isolement, maintien du travail sur site, chômage partiel…).

En savoir plus :

Programme Coset : santé de la population en relation avec le travail

Afin d’améliorer la surveillance épidémiologique des risques professionnels en France, Santé publique France a mis en place un dispositif de surveillance de la santé de la population en relation avec le travail : le programme Coset. Ce programme contribue à identifier les métiers et les conditions de travail à risque pour la santé, à quantifier le poids des facteurs professionnels sur la santé des actifs et à proposer des recommandations en matière de prévention. Le programme Coset concerne les actifs des trois principaux régimes de sécurité sociale existant en 2017, année du lancement national.

  • COSET-MSA pour les affiliés au régime agricole ;
  • COSET-Indépendants pour les affiliés au régime de protection sociale des indépendants ;
  • Pour les salariés du Régime Général, le programme Coset s’appuie sur les données recueillies dans la cohorte Constances, menée par l'Université de Versailles Saint-Quentin et l’Inserm en collaboration avec la CnamTS.

Objectif principal : mieux décrire et surveiller les liens entre les facteurs professionnels et la survenue de problèmes de santé dont les problèmes de santé psychique.

Pour chacune des cohortes Coset, un groupe d’actifs est sélectionné par tirage au sort dans les bases informatiques du Régime concerné. Parmi ces personnes, 27 000 volontaires participent à Coset-MSA et environ 20 000 à Coset-Indépendants et seront suivis au cours du temps. Les participants sont sollicités périodiquement pour remplir un questionnaire en ligne afin de suivre l’évolution de leur état de santé et de leur situation professionnelle.

En 2020, une enquête spécifique 'Coset-Covid' a été lancée auprès des travailleurs afin d’étudier les répercussions de l’épidémie de coronavirus (Covid-19) sur la santé et la situation professionnelle des personnes.

En savoir plus :

  • Khireddine-Medouni I, Rabet G, Deschamps G, GeoffroyPerez B. Prévalence de la symptomatologie dépressive et exposition aux facteurs professionnels psychosociaux chez les actifs affiliés à la Mutualité sociale agricole de cinq départements en 2010 : résultats de la phase pilote de la cohorte Coset-MSA. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(7):128-36. 
  • Geoffroy-Perez B, Chatelot J, Santin G, Bénézet L, Delézire P, Imbernon E. Coset : un nouvel outil généraliste pour la surveillance épidémiologique des risques professionnels. Bull Epidémiol Hebd. 2012;(22-23):276-7. 

Une action de prévention contre la dépression

Dans le cadre de sa mission de prévention, Santé publique France mène des actions de communication à destination du grand public pour accompagner les personnes qui souhaitent s'informer, pour elles-mêmes ou pour leurs proches, sur la dépression, ses symptômes et les solutions pour se soigner.

Le site info-depression.fr

Santé publique France a mis en ligne un site destiné au grand public, pour mieux faire connaître la dépression, en expliquer les différents facteurs de risque et en reconnaître les principaux symptômes. Cette source d’informations en ligne s’adresse à la fois aux personnes qui pensent souffrir de troubles dépressifs ainsi qu’aux proches de personnes présentant des signes de dépression. Un glossaire des principaux déterminants de la dépression, des témoignages de patients et de proches ainsi que des liens et numéros utiles vers des sites et lignes d’écoute et de soutien ou vers des associations sont mis à disposition.

L’aide à distance en santé

Afin de répondre aux besoins d’information et d’aide de la population, plusieurs dispositifs d’aide à distance (ligne d’écoute, aide via internet) sont proposés. Santé publique France apporte son soutien à plusieurs dispositifs associatifs d’aide à distance qui interviennent dans le champ de la santé mentale, dans le cadre d’une politique de subventionnement ciblée.

  • Des lignes d’écoute intervenant dans le champ de la prévention du suicide et du mal être : SOS Amitiés, SOS Suicide Phénix, Suicide Ecoute et Phare enfants-parents.
  • Des dispositifs plus spécifiques, comme la ligne azur portée par SIS Association, destinés aux personnes LGBT+ en difficulté, ou encore Fil Santé jeunes, dispositif généraliste pour les moins de 25 ans porté par l’Ecole des parents et des éducateurs d’Île-de-France.

Par ailleurs, Santé publique France réalise des documents d’information à destination des professionnels et du grand public disponibles dans l’onglet « Outils ».

Focus COVID-19 : une prévention sur-mesure face à la crise sanitaire

Santé publique France a créé un espace dédié ‘santé mentale et COVID-19’, permettant de recenser tous les dispositifs d’aide à distance, classés selon les populations (enfants, étudiants, personnes âgées...) ou thématiques (détresse psychologique, violence, deuil, addictions, parentalité…).

Sont ainsi accessibles depuis cette page : 

  • de très nombreux sites de référence afin de trouver des informations pratiques et pédagogiques en fonction des besoins,
  • toutes les coordonnées de plateformes dédiées, d’associations, de dispositifs téléphoniques d’écoute, de soutien, d’information et d’orientation, de la plus généraliste à la plus spécialisée (personnes sourdes ou malentendantes, personnes âgée de plus de 50 ans, personnes endeuillées…).          

Une campagne inédite à destination du grand public « En parler, c’est déjà se soigner » a été menée en avril 2021 par Santé publique France et le ministère des solidarités et de la santé pour favoriser le repérage des principaux symptômes anxieux et dépressifs (perte d’appétit, troubles du sommeil, perte d’énergie/envie, irritabilité) et à orienter les personnes vers les dispositifs d’information (numéro vert 0 800 130 000, Psycom.org). En juin, un volet digital #JenParleA pour libérer la parole des « Ados » et les inciter à consulter le dispositif d’aide à distance Fil Santé Jeunes a complété le dispositif.