Evaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine. Agglomérations de Cannes et de Nice. Impact à court et long terme

Publié le 1 Août 2007
Mis à jour le 5 juillet 2019

L'évaluation de l'impact sanitaire (EIS) de la pollution atmosphérique sur les agglomérations de Nice et Cannes, présentée dans ce rapport, s'inscrit dans la continuité des orientations du plan régional pour la qualité de l'air de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui fixe les orientations visant à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique. L'impact sanitaire à court et long terme de la pollution atmosphérique est estimé en termes de morbidité (admissions hospitalières) et de mortalité anticipée. Deux zones d'études, où l'exposition de la population à la pollution atmosphérique peut être considérée comme homogène, ont été retenues. La zone d'étude de Cannes est composée de sept communes : Antibes, Cannes, Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Mougins, Théoule-sur-Mer et Vallauris. La zone de Nice correspond aux quatre communes suivantes : Nice, Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer et Villeneuve-Loubet. Ces deux zones regroupent les principales communes de la zone côtière de Cannes à Nice et représentent une population totale de 669 923 habitants. Concernant l'impact sanitaire à court terme, le nombre annuel de décès anticipés, attribuables à la pollution atmosphérique, s'élève à 177 décès, dont 74 décès par mortalité cardio-vasculaire et 16 décès par mortalité respiratoire pour les principales communes de la zone côtière de Cannes à Nice. Le calcul des gains sanitaires, associé à différents scénarios de réduction de la pollution atmosphérique, montre que les scénarios les plus efficaces sont ceux qui correspondent à des diminutions de 25 % des niveaux journaliers. Concernant les gains sanitaires à long terme sur la zone de Nice, le respect de la norme européenne prévue en 2010 pour les niveaux annuels en PM10 devrait permettre d'éviter 137 décès sur la totalité des décès enregistrés sur une année. Cette étude montre notamment que les effets sanitaires apparaissent à des niveaux de pollution bien inférieurs à ceux pour lesquels les mesures sont prises actuellement et que les actions les plus efficaces seraient donc celles qui associeraient une réduction des émissions à la source, de façon quotidienne, à une diminution importante du nombre de pics annuels de pollution.

Auteur : Renaudat C, Gourvellec G, Pascal L
Année de publication : 2007
Pages : 49 p.