COVID-19 : point épidémiologique à la Réunion du 14 mai 2020

Publié le 14 Mai 2020
Mis à jour le 14 Mai 2020

Résumé

Qu’est-ce qui est déjà connu de la situation à la Réunion ?

Les premiers cas de COVID-19 ont été signalés à la Réunion à partir du 11 mars. Il s’agissait de cas importés (retour de voyageurs contaminés dans des zones où le virus circulait). Ces cas ont entrainé un début de circulation virale sur l’île, et des cas secondaires en lien avec ces cas importés ont été identifiés. Par la suite, des cas sans lien direct avec une zone de circulation active du virus ou avec un cas importé ont été également identifiés, témoignant d’une circulation autochtone du virus sur l’île. Néanmoins, l’identification précoce des sujets contacts des malades, le suivi de leur isolement et de leur dépistage en cas de symptômes, la mise en place du confinement, la réduction des flux aériens avec l’interdiction des vols d’agréments (tourisme, visites amicales, etc.) vers la Réunion et la mise en quatorzaine des voyageurs au retour sur l’île ont permis de limiter l’introduction du virus et de ralentir la diffusion sur le territoire réunionnais.

Qu’est-ce qui est nouveau dans ce Point pour la région ?

Les indicateurs issus des différents dispositifs de surveillance concordent sur la dynamique de l’épidémie : une diminution et un ralentissement du nombre de nouveaux cas sont observés depuis la semaine 14. Le faible nombre de cas autochtones identifiés montre que la circulation du virus sur le territoire est très limitée. Cependant la menace d’une reprise épidémique est toujours présente notamment avec la fin du confinement et du fait de l’arrivée de voyageurs depuis la métropole pouvant être porteurs du virus.

Quelles sont les implications de santé publique dans la région ?

Dans le cadre de la levée du confinement, une organisation spécifique et réactive associant l’ensemble des acteurs de la santé et des institutions a été mise en place afin de limiter au maximum l’installation de nouvelles chaînes de transmission. Ce dispositif de surveillance individuelle repose sur deux piliers :
- la détection précoce des malades par les professionnels de santé, ce qui signifie le dépistage des personnes symptomatiques et la mise en place de mesure de contrôle si le dépistage est positif ;
- le contact-tracing, ce qui signifie l’identification précoce et le suivi des personnes ayant eu des contacts à risque avec une personne malade par la plateforme régionale réunissant les compétences de l’Assurance maladie et de l’Agence régionale de santé avec l’appui de la cellule régionale de Santé publique France. Parallèlement, l’Agence régionale de santé continue d’accompagner les Ehpad et les établissements médico-sociaux dans la mise en place de mesures de gestion spécifiques, notamment en matière d’hygiène et de protection des résidents et des personnels.

A ce jour, la situation épidémiologique reste fragile et dépend de notre capacité à tous à poursuivre les mesures de contrôles mises en place. Les résultats obtenus durant cette période de confinement ont été significatifs, il est donc important de continuer à respecter les règles et mesures barrières. Une attention particulière doit être portée par les personnes de retour de métropole qui devront respecter leur quatorzaine afin d’éviter de transmettre le virus sur l’île et d’être à l’origine de chaines de transmission.