Investigation of a leptospirosis outbreak in triathlon participants, Reunion Island, 2013

Publié le 1 Juillet 2015
Mis à jour le 5 juillet 2019

We report herein the investigation of a leptospirosis outbreak occurring in triathlon competitors on Réunion Island, Indian Ocean. All participants were contacted by phone or email and answered a questionnaire. Detection and molecular characterization of pathogenic Leptospira was conducted in inpatients and in rodents trapped at the vicinity of the event. Of the 160 athletes competing, 101 (63·1%) agreed to participate in the study. Leptospirosis was biologically confirmed for 9/10 suspected cases either by real-time PCR or serological tests (MAT or ELISA). The total attack rate, children's attack rate, swimmers" attack rate, and the attack rate in adult swimmers were respectively estimated at 8·1% [95% confidence interval (CI) 4·3-14·7], 0%, 12·7% (95% CI 6·8-22·4) and 23·1% (95% CI 12·6-33·8). Leptospirosis cases reported significantly more wounds [risk ratio (RR) 4·5, 95% CI 1·6-13], wore complete neoprene suits less often (RR 4·3, 95% CI 1·3-14·5) and were most frequently unlicensed (RR 6·6, 95% CI 2·9-14·8). The epidemiological investigation supported that some measures such as the use of neoprene suits proved efficient in protecting swimmers against infection. PCR detection in rats revealed high Leptospira infection rates. Partial sequencing of the 16S gene and serology on both human and animal samples strongly suggests that rats were the main contaminators and were likely at the origin of the infection in humans. Traduction du résumé Nous rapportons ici les résultats de l'investigation d'une épidémie de leptospirose survenue chez les participants d'un triathlon sur l'Île de la Réunion, Océan Indien. Tous les participants contactés par téléphone ou par courriel, ont répondu à un questionnaire. La détection et la caractérisation moléculaire des leptospires pathogènes ont été réalisées chez les patients hospitalisés ainsi que chez des rongeurs piégés à proximité de l'événement. Sur les 160 athlètes en compétition, 101 (63.1%) ont accepté de participer à l'étude. Une leptospirose a été biologiquement confirmé pour 9/10 des cas suspects, soit par RT-PCR ou par sérologie (MAT ou ELISA). Le taux d'attaque totale, le taux d'attaque chez les enfants, le taux d'attaque chez les nageurs, et le taux d'attaque chez les nageurs adultes étaient respectivement estimés à 8.1% [intervalle de confiance 95% (IC95% : 4, 3-14,7], 0%, 12, 7% (IC95% : 6,8-22, 4) et 23,1%[IC 95% : 12,6-33,8). Les cas de leptospirose ont signalé beaucoup plus de blessures [Risque relatif (RR) 4, 5 [IC95% : 1,6-13], portaient mois souvent des combinaisons en néoprène (RR 4,3 [IC 95% : 1,3-14,5) et étaient plus souvent non licenciées dans un club de triathlon (RR 6,6 [IC95% : 2,9-14,8). L'enquête épidémiologique a montré que certaines mesures, telles que l'utilisation des combinaisons en néoprène, pouvaient protéger efficacement les nageurs contre l'infection. La détection par PCR chez les rats a révélé des taux élevés d'infection par Leptospira. Le séquençage partiel du gène 16S et la sérologie des prélèvements humains et animaux suggèrent fortement que les rats étaient la principale source de contamination de l'environnement et étaient probablement à l'origine de l'infection chez l'homme. (Traduction effectuée par la Cellule de Valorisation Editoriale - CeVE - de l'InVS)

Auteur : Pages F, Larrieu S, Simoes J, Lenabat P, Kurtkowiak B, Guernier V, Le Minter G, Lagadec E, Gomard Y, Michault A, Jaffar Bandjee MC, Dellagi K, Picardeau M, Tortosa P, Filleul L
Epidemiology and Infection, 2015, p. 9 p.