COVID-19 : point épidémiologique en Occitanie du 10 septembre 2020

Publié le 11 Septembre 2020
Mis à jour le 11 septembre 2020

Points clés

Sur la semaine 36, l’évolution des indicateurs de surveillance syndromique montraient une augmentation tout en restant à des niveaux relativement bas. Les indicateurs de recours aux soins d’urgence estimés à partir des structures d’urgence du réseau Oscour® et des associations SOS Médecins étaient en augmentation par rapport à la semaine précédente (respectivement + 10% et +55%). Cette tendance est particulièrement observable
pour la Haute-Garonne, l’Hérault le Tarn-et-Garonne et les Pyrénées Orientales. Les indicateurs issus de la surveillance des ESMS en Occitanie poursuivent également leur augmentation (+13%). Enfin, le nombre d’hospitalisations conventionnelles et d’hospitalisation en services de réanimations suivaient la même tendance (respectivement +35% et +68%).

Les indicateurs de circulation virale en population générale étaient également en augmentation dans tous les départements de la région avec des niveaux élevés dans certains départements. Les taux départementaux d’incidence des cas positifs de COVID-19 (identifiés par RT-PCR) étaient supérieurs à 50 cas pour 100 000 dans près de la moitié des départements et le taux de positivité était supérieur à 5% dans 3 départements. Cette amplification de la circulation est observable dans toutes les classes d’âge. Les taux d’incidence plus élevés concernent toujours les 20-30 ans (28% des cas positifs testés) devant les 30-40 ans (17%) et les 10-20 ans (13%). Le nombre hebdomadaire de clusters signalés dans la région était en forte augmentation (+39%) et ce quelle que soit le type de collectivité concernée.

Au 9 septembre 2020, compte tenu de l’évolution de l’épidémie, 5 départements de la région étaient classés en niveau de vulnérabilité élevée (Gard, Haute-Garonne, Hérault, Pyrénées-Orientales et Tarn-et-Garonne), 6 en vulnérabilité modérée et 1 en vulnérabilité limitée (Lot). Par ailleurs, le Gard, la Haute-Garonne et l’Hérault étaient toujours qualifiés de zone de circulation active comme 25 autres départements français.