Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 30 juillet 2015.

Publié le 31 Juillet 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

Point sur les infections à entérovirusLes entérovirus se distribuent partout dans le monde et circulent tout au long de l'année dans les régions tropicales. Dans les zones tempérées telles que la France métropolitaine, ils circulent en hiver et au printemps mais on observe tous les ans en été et en automne une hausse des diagnostics d'infections à entérovirus principalement liée à la recrudescence des méningites.Elles touchent surtout les enfants de moins de 15 ans. La transmission du virus se fait par contact de personne à personne à partir des virus excrétés dans les selles et au niveau du rhino-pharynx. D'autres modes de transmission sont également possibles (salive, contact de lésions cutanées, materno-foetale). Ces infections sont en général bégnignes avec un nombre important de cas restant asymptomatiques. Lorsque l'infection est symptomatique, les manifestations les plus fréquemment rapportées et diagnostiquées sont cérébro-méningées, majoritairement représentées par des méningites ne nécessitant qu'un traitement symptomatique et évoluant rapidement vers la guérison sans séquelle.En France, la surveillance des infections a entérovirus est assurée par un réseau de laboratoires volontaires depuis 2000 (Réseau de surveillance des entérovirus, RSE, coordonné par le CNR et l'InVS). Les données d'activité concernant les diagnostics à entérovirus sont recueillies de façon mensuelle. En complément, une surveillance des passages aux urgences pour un diagnostic de méningite à entérovirus est assurée par le réseau Oscour/InVS.A la mi-juillet, on observe en France une reprise de la circulation des entérovirus accentuée depuis le mois de juin avec une recrudescence des méningites. Les données préliminaires montrent une prédominance des coxsackievirus B et des echovirus de type 6 et 9.Le diagnostic de certitude des méningites à entérovirus par la mise en évidence du génome viral dans le LCR, permet d'éviter l'antibiothérapie " de principe " et les examens complémentaires inutiles. Par contre, il est impératif de renforcer les règles d'hygiène familiale et/ou collective (lavage des mains notamment) dans l'entourage des patients, des personnes immunodéprimées et des femmes enceintes afin de limiter la transmission du virus.

Année de publication : 31/07/2015