Surveillance sanitaire en Languedoc-Roussillon. Point épidémiologique au 4 novembre 2015.

Publié le 10 Novembre 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

Points clés

Maladies vectorielles : La période de surveillance renforcée des cas de dengue et de chikungunya s'étend jusqu'au 30 novembre, date à partir de laquelle le moustique tigre devrait commencer sa diapause. A ce jour, 222 cas suspects ont été investigués, parmi lesquels 12 cas de dengue importés ont été confirmés ainsi que 2 cas de chikungunya également importés. Concernant les cas groupés de dengue autochtones survenus à Nîmes, le bilan s'élève toujours à 6 cas confirmés et 1 cas probable (qui ne pourra pas être confirmé biologiquement).Suite à la survenue de ces cas autochtones, l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) et l'Agence régionale de santé Languedoc-Roussillon réalisent une étude de santé publique sur la dengue au sein du quartier concerné (quartier Mas de Ville à Nîmes).Les résultats de cette étude permettront de mieux comprendre comment le virus de la dengue a circulé durant quelques semaines et quels sont les moyens permettant de mieux contrôler sa diffusion.Les enquêteurs, professionnels de santé publique, dûment identifiés, se présenteront chez les particuliers. Ils poseront des questions sur des symptômes de la maladie, la nuisance des moustiques, les pratiques des particuliers pour se protéger, et leurs perceptions et suggestions sur les informations reçues au cours de l'épisode.Ils proposeront aux habitants un prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt afin de savoir si ceux-ci ont été en contact avec le virus de la dengue. La maladie pouvant passer inaperçue, seule la réalisation d'une sérologie permet d'être certain du diagnostic. Ceci permettra d'estimer le nombre réel de cas au cours de cet épisode ainsi que son étendue.Cette enquête se déroule du 6 au 20 novembre et concerne tous les habitants du quartier. Une participation nombreuse des habitants est nécessaire afin de disposer de résultats interprétables, et d'améliorer la lutte contre la dengue dans notre région où le moustique tigre est désormais bien installé.

Bronchiolite : activité faible en Languedoc-Roussillon et habituelle pour la période de l'année.

Pneumopathie : activité faible et stable en Languedoc-Roussillon.

Gastro-entérite : pas de tendance particulière en Languedoc-Roussillon.

Année de publication : 10/11/2015