Surveillance sanitaire en Languedoc-Roussillon. Point épidémiologique au 16 octobre 2015.

Publié le 19 Octobre 2015
Mis à jour le 12 mai 2019

Points clés

Maladies vectorielles : La période de surveillance renforcée des cas de dengue et de chikungunya s'étend jusqu'au 30 novembre, date à partir de laquelle le moustique tigre devrait commencer sa diapause. A ce jour, 206 cas suspects ont été investigués, parmi lesquels 11 cas de dengue importés ont été confirmés ainsi que 2 cas de chikungunya également importés. Concernant les cas groupés de dengue autochtones survenus à Nîmes, le bilan s'élève toujours à 6 cas confirmés et 1 cas probable (qui ne pourra pas être confirmé biologiquement).

West Nile : une personne porteuse du virus West Nile a été diagnostiquée à Nîmes dans le département du Gard le 2 octobre 2015. Cette personne est aujourd'hui guérie et en bonne santé. Il s'agit du premier cas humain signalé à ce jour en France depuis 2003. Depuis août 2015, plusieurs cas de West Nile ont été également signalés chez des chevaux du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône. La fièvre West Nile, également connue sous le nom de "maladie à virus du Nil Occidental" est une maladie virale, transmise par les moustiques qui se contaminent exclusivement au contact d'oiseaux infectés. Les hommes et les chevaux sont donc des " hôtes accidentels ", ils ne peuvent pas transmettre le virus. Dans la plupart des cas, l'infection humaine à virus West Nile est asymptomatique, c'est-à-dire qu'elle ne présente aucun symptôme. Elle se manifeste dans certains cas, par un syndrome pseudo grippal (fièvre, douleurs, maux de tête). Elle peut, occasionnellement, provoquer des complications neurologiques.

Activité hospitalière et médicale en région : l'activité des associations SOS Médecins et des urgences est habituelle pour la saison. Les consultations en médecine d'urgences ou en ville concernant la bronchite et la bronchiolite sont habituelles pour la saison. Comme l'an passé à cette période de l'année, on note une augmentation du recours aux urgences pour pneumopathie, avec 50% de personnes âgées de 75 ans ou plus et 50% d'hospitalisation parmi ces passages.

Année de publication : 19/10/2015