Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 26 juillet 2013.

Publié le 26 Juillet 2013
Mis à jour le 30 juillet 2019

Epidémie de gastro-entérite aigue survenue dans un festival musical en Ariège le week-end du 20-21 juillet - Point de situation au 26 juillet 2013

A la suite d'un signalement à l'ARS Midi-Pyrénées le 22 juillet de plusieurs cas de gastro-entérites aigues (GEA) survenus lors d'un festival musical en Ariège, des investigations ont été menées par la Cire Midi-Pyrénées et l'ARS DT de l'Ariège afin de confirmer la présence d'une épidémie de type GEA et de la caractériser, d'identifier l'agent pathogène responsable de la maladie et le(s) mode(s) de transmission au sein de la collectivité, de rechercher la source de contamination à l'origine de l'épidémie. Compte tenu des premiers éléments de l'enquête au moment du signalement qui rapportaient des cas de GEA uniquement chez les bénévoles du festival (pas de cas de maladie rapporté parmi les festivaliers), les investigations épidémiologiques et microbiologiques ont été ciblées sur les bénévoles et réalisées à l'aide de questionnaires. On dénombre en date du 26 juillet, 70 malades (résultats provisoires) sur près de 300 bénévoles dont les signes sont apparus entre le 18 et le 24 juillet avec un pic de 35 malades le 21 juillet. Les principaux symptômes rapportés sont des diarrhées, des douleurs abdominales, de la fièvre et des nausées. Sur les 70 cas recensés à ce jour, 9 sont guéris (durée de la maladie de 3 à 4 jours chez ces personnes) et 4 ont été hospitalisés sans signes de gravité. Les analyses de selles réalisées chez plusieurs malades ont permis d'identifier une bactérie Shigella Sonnei sans profil d'antibio-résistance particulier. L'origine hydrique a été exclue et les voies de transmission possibles en cours d'investigation sont potentiellement cumulatives : contamination alimentaire par manipulation d'aliments par des manipulateurs excréteurs ; transmission inter-humaine et aussi peut-être environnementale.Le réservoir de Shigella Sonnei est exclusivement humain avec un fort potentiel de contamination, notamment par contact inter-humain, une excrétion étant possible plusieurs jours après l'arrêt des signes. Des mesures d'hygiènes strictes sont donc nécessaires pour éviter les contaminations secondaires. A ce jour, une extension de l'épidémie au niveau de la région reste possible.