Surveillance sanitaire en région Midi-Pyrénées. Point épidémiologique au 13 juillet 2012

Publié le 13 Juillet 2012
Mis à jour le 13 mai 2019

Faits marquants de la Cire Midi-Pyrénées - Dengue, chikungunya et surveillance du moustique tigre en région Midi-Pyrénées

La dengue et le chikungunya sont deux infections virales endémo-épidémiques dans les régions tropicales et subtropicales. La dengue est l'arbovirose la plus répandue dans le monde : majoritairement asymptomatique, elle comporte 1 à 5 % de formes graves. Le chikungunya qui se manifeste principalement par des arthralgies fébriles, est responsable d'épidémies en Asie, en Afrique et depuis 2005 dans l'Océan Indien. Les deux infections sont transmises par des moustiques du genre Aedes.

En France métropolitaine, région tempérée, la plupart des cas observés sont des cas importés. Cependant, le risque de transmission de ces maladies n'est pas nul du fait de l'implantation progressive du moustique tigre Aedes albopictus sur le territoire (régions Paca, Corse et Languedoc-Roussillon). En effet, des cas groupés autochtones sont survenus en 2010 : deux cas de chikungunya à Fréjus et deux cas de dengue à Nice.

La présence du moustique tigre fait l'objet d'une surveillance nationale principalement au Sud de la France. L'EID Méditerranée (Entente interdépartementale pour la Démoustication) assure cette surveillance pour les régions PACA, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. En 2012, le moustique a été repéré dans le Lot-et-Garonne et des oeufs d'Aedes albopictus ont été détectés en Aveyron. Il n'est toutefois pas considéré comme implanté en Midi-Pyrénées et la région reste en niveau 0 du plan national contre les arboviroses.

La dengue et le chikungunya sont à déclaration obligatoire (DO) en France et doivent être signalés immédiatement à l'ARS, pour les cas autochtones et importés. La DO concerne les cas confirmés et a pour objectifs :

  • la surveillance des cas importés afin de mettre en place les mesures visant à prévenir la transmission de la maladie autour de ces cas ,
  • la détection rapide des cas autochtones de façon à identifier une transmission autochtone du virus et à orienter les mesures de lutte anti-vectorielle.

Année de publication : 13/07/2012