Prise en charge de la tuberculose à Paris en 2010. Numéro thématique. Tuberculose en France : la vigilance reste nécessaire

Publié le 12 Juin 2012
Mis à jour le 5 juillet 2019

Le Centre de lutte antituberculeuse de Paris (Clat 75) est aujourd'hui constitué d'une cellule de coordination et de quatre centres médico-sociaux. Les données présentées sont celles recueillies dans le cadre des activités du Clat 75 pour les cas de tuberculose résidant à Paris en 2010. Le taux de déclaration de tuberculose maladie des résidents parisiens était de 22,7/105 en 2010, soit trois fois supérieur au taux national (8,1/105). Il a diminué d'environ 60 % en 8 ans (54,1/105 en 2002). En 2010, les sujets en situation de précarité ou de grande précarité représentaient 26 % des cas ; 73 % des patients étaient nés à l'étranger, dont la moitié en Afrique subsaharienne. L'organisation du Clat 75 a été profondément modifiée au cours des dernières décennies pour mieux contrôler la maladie. Les enquêtes autour des cas ont été généralisées. L'action de dépistage radiologique itinérant a été adaptée aux populations les plus exposées, particulièrement les personnes vivant dans des foyers de migrants et/ou dans une grande précarité. La prise en charge des cas en situation de précarité a été renforcée, en collaboration avec les services hospitaliers et le Samu social. La tuberculose demeure un problème de santé publique à Paris, comme d'une façon générale dans les grandes zones urbaines. Si les indicateurs épidémiologiques sont encourageants, le Clat 75 doit cependant poursuivre la modernisation et l'adaptation de ses activités à la situation épidémiologique des populations à risque, en s'insérant dans une dynamique régionale. (R.A.)

Auteur : Fournier A, Antoun F, Quelet S
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2012, n°. 24-25, p. 294-7