Situation sociale et état de santé des personnes vivant avec le VIH aux Antilles, en Guyane et à La Réunion en 2011. Premiers résultats de l'enquête ANRS-Vespa2

Publié le 2 Juillet 2013
Mis à jour le 9 septembre 2019

L'enquête Vespa2 a été menée en 2011 auprès de 598 patients suivis pour le VIH dans les hôpitaux de Guadeloupe, Martinique, Guyane (Cayenne), Saint-Martin et La Réunion. Les données, pondérées et redressées, sont extrapolables à la population vivant avec le VIH et suivie à l'hôpital dans ces départements. Les indicateurs sociaux en 2011 apparaissent relativement stables par rapport à 2003. Ils sont marqués par de faibles taux d'activité professionnelle (malgré l'importance de l'emploi non déclaré), des revenus faibles, des niveaux élevés de restrictions alimentaires par manque d'argent, avec une situation plus défavorable dans les départements français d'Amérique qu'à La Réunion. La non-divulgation de la maladie aux proches, sans changement depuis 2003, reste un phénomène fréquent aux Antilles et en Guyane. La proportion de personnes traitées a fortement augmenté entre 2003 et 2011 et est au même niveau qu'en métropole. Les résultats thérapeutiques sont identiques à la métropole en termes de CD4, mais la proportion de charge virale non contrôlée (de 67,9% à 81,7%) est plus élevée. Dans les départements d'outre-mer, territoires présentant des situations contrastées sur le plan épidémiologique et social, l'efficacité accrue des traitements a permis partout une amélioration de l'état de santé tandis que la situation sociale ne marque pas de progrès entre les deux vagues de l'enquête.

Auteur : Lert F, Aubriere C, d'Almeida Wilson K, Hamelin C, Dray Spira R, Groupe ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales) - VESPA2
Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2013, n°. 26-27, p. 300-7