Évaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine. Agglomération de Besancon. Impact à court et long terme

Publié le 1 Juillet 2006
Mis à jour le 5 juillet 2019

Ce travail s'inscrit dans le cadre de l'élaboration du Plan régional pour la qualité de l'air (PRQA) de Franche-Comté. Dans ses orientations, ce plan réaffirme la nécessité d'améliorer les connaissances sur les émissions de polluants atmosphériques et leurs effets sur la santé. Il prévoit notamment de réaliser des évaluations de l'impact sanitaire (EIS) de la pollution atmosphérique sur les grandes villes franc-comtoises. Ces études ont été confiées à la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) de Franche-Comté, en partenariat avec la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) Centre-Est. L'EIS réalisée sur l'agglomération de Besançon s'appuie sur la méthodologie de l'Institut de veille sanitaire1 (InVS) qui vise à estimer l'impact de la pollution atmosphérique sur : la mortalité totale (court et long terme), cardiovasculaire et respiratoire (court terme) ; les admissions hospitalières pour causes respiratoire, cardio-vasculaire et cardiaque (impact à court terme). Selon les recommandations de l'InVS, l'évaluation des risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique est fondée sur une démarche en quatre étapes standardisées : sélection des substances et identification des dangers ; sélection des relations exposition-risque ; estimation de l'exposition de la population ; caractérisation et quantification du risque. Dans le cadre d'une évaluation des risques sanitaires de la pollution atmosphérique urbaine, on considèren que l'ensemble des sujets d'une zone d'étude définie est soumis à un même niveau de pollution. Ainsi, avantd'entreprendre la réalisation d'une EIS, il est nécessaire de s'assurer que l'agglomération choisie répond à certains critères énoncés dans le guide de l'InVS l'urbanisation doit être continue sur la zone d'étude (aucune discontinuité importante ne doit être observée entre le centre ville, les quartiers et les éventuelles communes voisines) ; la population habitant la zone d'étude doit être exposée la majeure partie de son temps à la pollution urbaine (lieu de résidence et lieu de travail sur la zone d'étude) ; l'exposition à la pollution ambiante sur l'unité urbaine doit être homogène (les principales sources de pollution doivent être localisées et quantifiées, il ne doit pas y avoir de sources majeures ponctuelles de pollution) ; l'agglomération doit disposer d'un réseau de surveillance de la qualité de l'air mesurant de façon fiable, sur des stations de fond, certains polluants nécessaires au calcul de l'exposition. Tout d'abord, nous vérifierons que l'agglomération bisontine répond aux critères de faisabilité d'une EIS. Si c'est le cas, nous nous attacherons ensuite à dérouler les quatre étapes de l'évaluation des risques sanitaires, afin de calculer l'impact sur la santé lié à la pollution de l'air. (R.A.)

Auteur : Delavelle B, Nourry L
Année de publication : 2006
Pages : 36 p.