Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 27 avril 2017.

Publié le 28 Avril 2017
Mis à jour le 20 juin 2019

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Comparaison des contaminations et des expositions alimentaires des années 1970, 2000 et 2010

La surveillance de la contamination chimique des aliments est un des éléments clé de la sécurité alimentaire.À partir des données de l'inventaire national de la qualité alimentaire (1976-78) et des études de l'alimentation totale (EAT), une équipe de l'Anses a pu comparer des contaminations et des expositions alimentaires depuis la fin des années 1970 jusqu'à aujourd'hui.La contamination moyenne des principaux aliments contribuant à l'exposition à trois substances (cadmium, plomb et nitrites) est significativement plus basse que celle estimée dans les années 1970, tandis qu'elle est du même ordre de grandeur pour deux substances (mercure total et sulfites). L'exposition alimentaire moyenne des adultes et des enfants et adolescents est aujourd'hui plus faible que celle des années 1970 pour 18 substances (cadmium, méthylmercure, plomb, bromophos-éthyl, bromophos-méthyl, chlorfenvinphos, diéthion, fenchlorphos, fénitrothion, fonofos, malathion, parathion, parathion-méthyl, phosalone, nitrites, tétrachlorvinphos, sulfites et patuline) mais elle est plus élevée pour trois pesticides (captane, endosulfan et diméthoate). L'exposition alimentaire moyenne des forts consommateurs de produits de la mer est plus faible aujourd'hui pour le plomb mais plus élevée pour le méthylmercure.Un faisceau d'arguments indique que les expositions alimentaires à des contaminants chimiques ont diminué depuis les années 1970 permettant une réduction d'un certain nombre de risques sanitaires liés à l'alimentation, même si ces comparaisons sont à interpréter avec précaution et impliqueraient des études plus poussées pour vérifier que ces constats correspondent bien à des tendances temporelles.Un maintien du niveau de vigilance par la poursuite de ce type d'étude reste nécessaire pour étudier de nouveaux contaminants et surveiller avec plus d'acuité ceux dont l'augmentation pourrait constituer des signaux d'alerte.

Année de publication : 28/04/2017