Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 31 mars 2016.

Publié le 4 Avril 2016
Mis à jour le 12 mai 2019

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Actions contre les moustiques vecteurs d'arboviroses autour des établissements hospitaliersDans le cadre de la lutte contre la dissémination du chikungunya, de la dengue et du zika en France métropolitaine, les ARS des départements de niveau 1 (c'est-à-dire où le moustique vecteur est implanté) doivent s'assurer que les établissements de santé prennent, d'une part, les mesures de protections individuelles autour des cas suspects et confirmés hospitalisés en période virémique et, d'autre part, les mesures de lutte et de prévention contre les moustiques autour des établissements, pendant la période d'activité du moustique. L'objectif est d'éviter que des patients éventuellement porteurs d'arboviroses soient piqués par Aedes albopictus en période d'activité (de mai à novembre), en protégeant ces patients et en éradiquant les moustiques aux alentours de l'établissement. En Bourgogne Franche-Comté, la Saône-et-Loire est en niveau 1 depuis 2015.À la demande de la Direction générale de la santé, le Centre national d'expertise sur les vecteurs (Cnev) a rédigé un rapport (1) qui, à partir d'un état des lieux des pratiques, préconise les recommandations suivantes :1. Identification d'une personne référente responsable au sein de l'établissement qui aura en particulier pour rôle de mettre en oeuvre un programme de réduction des risques au niveau de l'établissement.2. Diagnostic de site et définition d'un programme de réduction des risques :En matière de lutte contre les moustiques, une démarche de réduction à la source doit être privilégiée. Une telle démarche consiste à supprimer les gîtes larvaires et à contrôler les lieux de développement de moustiques qui ne peuvent pas être supprimés. On distingue :- les gîtes larvaires situés à l'extérieur (réseau pluvial, bassins d'ornement,…),- les gîtes liés au bâti (hors réseau pluvial) qui pourront idéalement être modifiés pour ne plus favoriser la stagnation des eaux ou contrôlés régulièrement (fréquence hebdomadaire en période d'activité des moustiques eu égard au cycle de développement),- les gîtes de repos que constitue la végétation. Il conviendra à cet effet d'entretenir régulièrement les espaces verts pour limiter la présence de lieux favorables au repos des moustiques adultes.3. Mobilisation renforcée au niveau des riverains de l'établissement qui doivent également participer à la suppression des gîtes larvaires dans l'environnement immédiat de l'établissement.

Année de publication : 04/04/2016