Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 23 juin 2016.

Publié le 27 Juin 2016
Mis à jour le 12 mai 2019

A la Une

Impacts sanitaires de la pollution de l'air en France : données et perspectivesSanté publique France a publié les résultats d'une étude sur l'impact de la pollution atmosphérique en France et dans les régions. Elle présente deux grandes nouveautés. La relation concentration risque utilisée a été établie à partir de données françaises (américaines précédemment) et l'étude couvre l'ensemble du territoire grâce à une modélisation de l'exposition faite par les Associations de surveillance de la qualité de l'air (Aasqa), et plus seulement les villes disposant d'un réseau de mesure de la pollution atmosphérique.Les résultats confirment l'importance de l'impact de la pollution atmosphérique en France avec 48 000 décès par an, soit 9,6 % de la mortalité totale en France. Ce chiffre en fait la troisième cause de mortalité derrière le tabac (78 000 morts par an) et l'alcool (49 000), et la première cause de mortalité d'origine environnementale. Le nord de la France, la vallée de la Saône et du Rhône sont plus pollués que le sud de la France. Les régions les moins polluées sont les zones de haute montagne, les plus polluées certaines agglomérations.La Bourgogne Franche-Comté se situe dans les zones de pollution moyenne en France avec des inégalités territoriales entre les zones plus montagneuses de meilleure qualité (Vosges, Jura, Brionnais, Morvan) et les zones plus urbaines (vallée de la Saône et l'arc urbain nord-est sud-ouest de Belfort Montbéliard vers Paray- Digoin-Gueugnon et en passant par Dijon-Chalon-Le Creusot-Montceau-les-Mines).La pollution de l'air est à l'origine de 2 200 décès dans la région, soit 8 % de la mortalité totale régionale. Si 20 % de ces décès se situent dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, 35 % concernent les agglomérations de moins de 2 000 habitants. La pollution atmosphérique concerne toute la population régionale et pas seulement celle des zones urbaines. Les pics de pollution ne contribuent que pour une faible part à ces décès (4,1 % des décès à court terme dus à la pollution atmosphérique à Dijon).Les inventaires des émissions polluantes des Aasqa qui ont servi à la modélisation de la pollution atmosphérique sont précieux pour déterminer aussi les actions qui peuvent être menées pour réduire la pollution, actions qui diffèrent entre ville et campagne avec des particularités locales. Si certaines actions de lutte contre le changement climatique sont favorables à la santé, d'autres pourraient avoir un effet négatif sur la santé si celle-ci n'était pas prise en compte dans ces actions.

Année de publication : 27/06/2016