Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 22 septembre 2016.

Publié le 23 Septembre 2016
Mis à jour le 12 mai 2019

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Surveillance du syndrome hémolytique et urémique (SHU) post-diarrhéique en 2015Les Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC), sont responsables de manifestations cliniques variées : diarrhée simple ou sanglante, colite hémorragique, pouvant se compliquer d'un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le SHU touche particulièrement les jeunes enfants et représente la principale cause d'insuffisance rénale aigue chez l'enfant de moins de 3 ans.La surveillance des SHU, mise en place en 1996 et coordonnée par Santé publique France, repose sur un réseau stable de services de néphrologie pédiatrique de 32 hôpitaux répartis sur tout le territoire métropolitain. D'autres services notifient ponctuellement les cas de SHU hospitalisés dans leur service. Un cas est défini comme un enfant de moins de 15 ans, pour lequel un diagnostic clinique de SHU a été posé avec les critères biologiques suivants : survenue brutale d'une anémie hémolytique micro-angiopathique (hémoglobine < 10g/100ml ou schizocytose ≥ 2 %) associée à une insuffisance rénale aigüe (créatininémie>60 μmol/l si âge < 2 ans ou>70 μmol/l si âge ≥ 2 ans) et une thrombocytopénie.En 2015, 111 cas de SHU autochtones ont été notifiés portant l'incidence annuelle à 0,94 cas/105 enfants de moins de 15 ans (depuis 1996 l'incidence annuelle varie entre 0,6 et 1,3 cas/105).Les incidences les plus élevées sont observées pour l'Auvergne (2,7/105), la Franche-Comté (2,3/105), la Bretagne, la Corse (2,0/105), et la Basse-Normandie (1,9/105).Le pic saisonnier estival habituel a été observé avec un maximum de cas entre août et octobre.Les enfants de moins de 3 ans sont les plus touchés avec une incidence de 3,1/105 (vs < 1,0/105 pour les autres tranches d'âge).La grande majorité (86 %) des enfants touchés de moins de 15 ans avait présenté une diarrhée, sanglante dans 48 % des cas. Un décès a été notifié suite à un SHU.Sur le plan microbiologique, si tous examens confondus (sérologie, PCR et isolement de souche), le sérogroupe 0157 reste le plus fréquent (24 %), l'émergence du sérogroupe 080 se confirme en étant celui qui a été plus fréquemment mis en évidence dans les souches de STEC isolées dans les selles.Aucune épidémie de SHU pédiatrique n'a été confirmée en 2015 et les 27 investigations épidémiologiques n'ont pas permis de retrouver une source commune de contamination.

Année de publication : 23/09/2016