Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 17 mars 2016.

Publié le 18 Mars 2016
Mis à jour le 12 mai 2019

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Un nouveau test pour dépister le cancer colorectalA l'occasion de l'opération annuelle de sensibilisation " Mars bleu ", l'Institut national du cancer, le ministère des Affaires sociales et de la Santé, l'Assurance Maladie, l'Institut de veille sanitaire et tous les acteurs institutionnels et associatifs se mobilisent pour encourager le dépistage du cancer colorectal. Du 7 au 30 mars 2016, une campagne d'information est diffusée pour rappeler aux personnes concernées par le dépistage que ce geste simple peut sauver la vie. En effet, ce cancer est le 2e cancer le plus meurtrier et le 3e cancer le plus fréquent. Pourtant, détecté tôt grâce au dépistage, il guérit dans 9 cas sur 10.Tous les deux ans, les hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans sont invités par courrier à consulter leur médecin traitant pour réaliser un test de dépistage du cancer colorectal. Lors de la consultation, le médecin détermine le niveau de risque du patient en fonction de son histoire et de ses antécédents, ainsi que la conduite adaptée à tenir. Le test de dépistage proposé jusqu'ici dans le cadre du programme national de dépistage organisé est remplacé cette année par un test immunologique plus simple d'utilisation et moins contraignant. Pris en charge à 100 % sans avance de frais, ce test simple, rapide à faire et indolore, est à réaliser chez soi. Il s'adresse aux personnes qui ne présentent pas de risque particulier, c'est-à-dire sans symptôme apparent ni antécédent personnel ou familial, et pour lesquels seul l'âge constitue un facteur de risque puisque près de 95 % de ces cancers surviennent après 50 ans. Ce test permet de détecter environ 2 fois plus de cancers que l'ancien test. Si le test est positif, le médecin adresse la personne à un gastroentérologue pour la réalisation d'une coloscopie permettant de confirmer ou d'infirmer la suspicion de lésion précancéreuse (environ 30 % des cas) ou cancéreuse (environ 8 % des cas).La mise en place de ce nouveau test, plus simple et performant devrait faciliter la participation au programme national de dépistage du cancer colorectal. En effet, même si la notoriété de ce dépistage a progressé depuis la généralisation du programme à l'ensemble du territoire en 2009, la participation reste encore très insuffisante : 29,8 % des personnes concernées ont réalisé le test en 2013-2014 (données avec l'ancien test), alors que l'objectif européen est de 45 % de participation minimum et le taux souhaitable à 65 % minimum. Le taux est supérieur au seuil minimal recommandé pour 2 départements en France dont la Saône-et-Loire (47,5 %). Les taux sont supérieurs à 30 % pour les autres départements de la Bourgogne Franche-Comté excepté pour la Nièvre (24,5 %).

Année de publication : 18/03/2016