Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 15 septembre 2016.

Publié le 19 Septembre 2016
Mis à jour le 12 mai 2019

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Le dépistage organisé du cancer du col de l'utérusEn 2012, l'incidence du cancer du col de l'utérus était de 3 028 cas estimés et celle des décès par ce cancer de 1 102 décès. Les taux d'incidence standardisé (monde) et de mortalité ont baissé depuis 1980 (- 2,5 % en France et -3,2 % par an entre 1980 et 2012, respectivement). Du fait de son évolution lente et de l'existence de lésions précancéreuses curables, le cancer du col de l'utérus répond aux critères de dépistage retenus par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le frottis cervico-utérin, dépistage de référence, est recommandé en France chez toutes les femmes de 25 à 65 ans tous les trois ans après deux premiers frottis négatifs à un an d'intervalle. Une expérimentation a été menée en France sur la transformation du dépistage mis en oeuvre selon des initiatives locales en un dépistage organisé selon un cahier des charges commun.En 2010, 13 départements hors région Bourgogne Franche-Comté ont mis en oeuvre cette expérimentation reposant sur : incitation/relance des femmes de 25 à 65 ans non testées dans les trois dernières années et recueil par les structures de gestion de tous les tests réalisés, que le dépistage ait été réalisé spontanément ou à la suite d'une invitation. La couverture globale du dépistage était de 62 %. Les invitations ont permis de dépister près de 231 000 femmes et les relances 48 000 femmes supplémentaires, soit une augmentation de la couverture de 12 points points attribuable au dépistage organisé.La qualité du prélèvement était bonne : la proportion de frottis non satisfaisants ne dépassant pas le seuil de 2 %. Mais la proportion de femmes ne refaisant pas de frottis après un frottis non satisfaisant était importante (30-80 % à 6 mois selon les départements). Parmi les frottis interprétables, 4,2 % étaient positifs. Au total, 5 180 lésions précancéreuses et 323 cancers invasifs ont été détectés, soit des taux pour 100 000 femmes de 25 à 65 ans (population Insee) respectivement de 16,1 et 258,4.Cette évaluation montre qu'une généralisation du dépistage organisé permettrait d'accroître le nombre de femmes dépistées. Une instruction du ministère de la santé du 23 mai 2016 a demandé aux ARS de mettre en oeuvre la généralisation du dépistage régulier à toutes les femmes de 25 à 65 ans avec une première phase de préfiguration actuellement en cours à l'ARS de Bourgogne Franche-Comté.

Année de publication : 19/09/2016